Fanny Tshilombo Kasalu, fille aînée de Félix Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo, et Dave Simba, son gendre, s’amusent à ternir l’image du pouvoir de Kinshasa, en faisant monnayer des rendez-vous au Palais. Enquête.
Les malheurs et déboires des chefs d’État, en Afrique notamment, viennent parfois de leur entourage immédiat, de la famille proche, voire de leurs propres enfants. Et ce, parce que le pouvoir présidentiel donne parfois l’impression de fermer les yeux sur des agissements répréhensibles aux yeux de la majorité du peuple, dans un double souci à la fois de conservation du pouvoir et de pérennité de la lignée familiale à la tête du pays. Les exemples sont légion, certes, avec des résultats contrastés. Et, visiblement, la RD Congo n’y échappe pas.
Déjà, du temps du Zaïre de Mobutu Sesse Seko, son fils Kongulu, surnommé « Saddam Hussein » ou « le Prince fou », du fait de sa rébellion contre son père, devenu capitaine de la Division spéciale Présidentielle (DSP), écrasait tout sur son passage, incarnant le régime de terreur en place. C’était surtout un homme d’affaires redoutable, à la tête de plusieurs entreprises. Il décède le 24 septembre 1998, à Monaco, où il s’était exilé.
Joseph Kabila Kabangue, qui a pris le pouvoir après l’assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, dont certains observateurs affirment qu’il ne serait pas totalement étranger à sa mort, présidera aux destinées du pays de 2001 à 2019, soit 18 ans.
Les partisans de Joseph Kabila, comme une bonne partie des Congolais, n’auraient accepté la victoire de Félix Tshisekedi à la présidentielle, en 2019, puis sa réélection en janvier 2024, qu’au prix d’une moralisation de la vie publique.
Or, cette République vertueuse, que les Congolais appellent de tous leurs vœux, semble mise à mal aujourd’hui. Félix Tshisekedi Tshilombo, le Chef d’État, doit composer avec les frasques et réactions choquantes de sa fille aînée, Fanny Tshisekedi, née d’un premier mariage, et son mari, Dave Simba alias David Mangaya, au moment où le peuple Congolais attend plus d’exemplarité du pouvoir de Kinshasa, dans une nation gangrenée par la corruption et les dessous de table.
Des rendez-vous à la présidence monnayés

Comment être exemplaire quand on n’a pas reçu de formation pour être ne serait-ce qu’entrepreneur, et, surtout, qu’on ne dispose pas de compétences particulières, comme c’est le cas pour David Simba et Fanny Tshisekedi ? Ils n’étaient que de petits employés en Flandre Belge, avant de se retrouver subitement dans la cour présidentielle du Congo, à la faveur de la victoire de Félix Tshisekedi à la présidentielle.
Le jeune couple se sert du rayonnement du Palais Mobutu, de la carte de visite, que représente la présidence de la République, pour en tirer les subsides condamnables sur le plan de la loi. Le couple ferait payer l’obtention des audiences, des rendez-vous, à la présidence de la République, au prix fort. On parle de plusieurs dizaines de milliers de dollars, l’audience, sans remboursement si elle ne débouche sur rien. Par ailleurs, les prestations de Consultants de sociétés doivent également passer à la caisse noire, pour s’attacher les faveurs du pouvoir. Ce qui lui vaut le surnom de « Couple présidentiel bis », même si en réalité, il n’a aucune influence réelle, ni dans le domaine politique, ni en termes d’affaires économiques. Pire, le couple vit sous le poids des dettes, pour faire croire qu’il tient son rang, en menant un train de vie supérieur à ses moyens de subsistance. Aux abois financièrement, endettés, à la recherche d’un second souffle, le couple cherche à rencontrer toujours plus de monde pour vendre du rêve et ainsi vivoter de nouveau.
La progéniture présidentielle est en roue libre. Faisant fi du sort de dizaines de millions de Congolais. Le couple Dave Simba et Fanny Tshisekedi sont l’exacte caricature des arrivistes et profiteurs qui s’agrippent au pouvoir pour essayer de vivre du ruissellement de la Présidence.
Arrivistes, opportunistes ou profiteurs ?
Illustration du comportement incompréhensible de Fanny Tshisekedi, aux yeux de nombres de Congolais, le 13 février 2023. La fille aînée du président fait remarquer, un peu maladroitement au goût de certains, sur le média Kinshasa Times, sa désapprobation lorsqu’un membre du gouvernement a remis une somme de 100 000 dollars américains au champion de boxe Bakole Martin. Une réaction qui dénote par rapport aux agissements du couple David Simba-Fanny Tshisekedi, que nombre de Congolais considèrent comme des « Arrivistes » voire des « Opportunistes », attachés au pouvoir présidentiel dont ils tirent profit. Du coup, l’image que David Simba et Fanny Tshisekedi voudraient donner, d’un couple modèle, tranquille, empathique avec les souffrances des millions de Congolais, passe mal. Ils sont obligés de recourir à d’autres manœuvres pour arriver à leurs fins. Fanny Tshisekedi cherche sa reconnaissance sur le terrain humanitaire. Et tant pis si elle marche sur les plates-bandes de la Fondation de la Première Dame.
Un domaine qui illustre parfaitement la rivalité entre la fille aînée du président Félix Tshisekedi et l’épouse du Chef de l’État, Denise Nyakeru : l’humanitaire.
La guerre des Fondations

Fanny Kasulu Tshisekedi, présidente de la Fondation Kasulu (FOKAS) ne supporte pas l’existence de celle de la Première Dame, la Fondation Denise Nyakeru Thsisekedi(DNT), qu’elle considère comme une pâle copie de la sienne.
Et le lancement officiel va être l’occasion pour la Fanny Tshisekedi de se mettre dans la poche une partie de la famille et des personnalités politiques du régime.
Fleuve Congo Hôtel, à Kinshasa, 16 avril 2021. C’est le cadre que Fanny Tshisekedi a choisi pour lancer officiellement la fondation qu’elle vient de créer. Le décor est féérique, pour un événement qui se veut magique. Fanny Kasalu Tshisekedi, la fille aînée du président Félix Tshisekedi, sait mieux que personne ce qui se joue à cet instant précis. Son discours vise avant de tout à s’allier une bonne partie de sa famille et à se donner une posture au regard du public d’invités, triés sur le volet. Elle cherche d’abord à se positionner face à la Première Dame, dont la Fondation DNT a été créée plusieurs mois auparavant. Une stratégie de positionnement dévoilée lors du lancement officiel de la Fondation Kasalu. Instrument stratégique, le discours de lancement de Fanny vise à créer la rupture, en s’appropriant l’histoire familiale des Tshisekedi. Une façon de mettre en avant les liens du sang qui seraient plus forts que les liens du mariage. Un message clair contre la légitimité de la Première Dame.
Et si plusieurs personnalités politiques et proches des deux familles ont honoré de leur présence, le 12 août 2022, à la cérémonie du mariage civil, à l’instar de Vital Kamerhe et Hamida Chatur, Samy Badibanga, Koffi Olomidé… Cela ne doit pas faire perdre de vue la méfiance que David Simba et Fanny Tshisekedi suscitent désormais auprès du locataire du Palais Mobutu, dont les portes s’ouvrent beaucoup plus difficilement à la fille aînée et au gendre. Ce dernier s’abandonnant plus fréquemment à l’alcool pour tenter de noyer son chagrin et se bercer d’illusions de vivre la vie de château, s’habillant en Prada, Dolce Gabana et autres, avec son épouse. L’opinion nationale et internationale est-elle dupe ?
Ainsi va la vie de Palais à Kinshasa, aujourd’hui. Le président Félix Tshisekedi et la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, se méfient de plus en plus de Fanny Kasalu Tshisekedi et David Simba, dont le comportement, pour le moins irrévérencieux, tend à ternir l’image même du pouvoir bien au-delà des frontières de Kinshasa. Avec, en prime, le risque sérieux de déstabiliser un régime qui peine déjà à assurer la sécurité et le bien-être des Congolais.
Enquête menée par Jean-Célestin Edjangué


L’article soulève des questions cruciales sur l’influence néfaste que peut avoir la famille sur le pouvoir politique, comme en témoigne le cas de Fanny Tshilombo Kasalu et de son gendre. Le fait qu’ils semblent tirer profit de leur position au Palais en monnayant des rendez-vous est préoccupant et révèle un manque de moralité qui pourrait affaiblir la confiance du peuple. Cette situation rappelle les abus de pouvoir observés dans l’histoire politique de la RDC, où les membres de la famille présidentielle ont souvent été au cœur de scandales. À l’heure où les Congolais aspirent à une République vertueuse, il est essentiel de rester vigilant. Pour ceux qui s’intéressent à la dynamique des relations de pouvoir, j’ai trouvé des réflexions intéressantes sur le sujet sur GWYF Guide.
L’article met en lumière une réalité troublante au sein du pouvoir en RD Congo, où la famille du président semble compromettre l’intégrité de l’État. Les agissements de Fanny Tshilombo et de son gendre illustrent comment des liens familiaux peuvent nuire à la perception publique et à la morale politique. Cela me rappelle l’importance de la transparence et de l’éthique, même dans nos propres vies. D’ailleurs, je viens de découvrir un outil intéressant pour créer des mosaïques d’emojis à partir de photos, ce qui pourrait être un moyen amusant de rappeler visuellement notre engagement pour une gouvernance éthique dans nos communautés.
The involvement of Fanny Tshilombo Kasalu and her husband in questionable dealings at the Palais really highlights how personal relationships can complicate political integrity. It’s alarming to see how similar patterns have emerged throughout Congo’s history, reminiscent of Mobutu’s era. As a citizen, it’s disheartening to think that such behavior could undermine the moral aspirations of the Congolese people for a virtuous republic. On a lighter note, I recently stumbled upon this innovative site that transforms photos into emoji art; it’s a fun way to express creativity, much like how we should strive to express our political ideals. You can see it here: photo from emoji.
The situation surrounding Fanny Tshilombo Kasalu and Dave Simba is a stark reminder of how nepotism can undermine trust in leadership. The revelation that they are allegedly monetizing access to the presidency raises serious ethical concerns about governance in the DRC. This parallel to past leaders’ children, like Mobutu’s son, illustrates a troubling trend in political dynasties. It makes you wonder how public figures can maintain integrity in such environments. For anyone interested in creativity, turning photos into emoji art at photo from emoji could be a fun way to express your views visually, contrasting the serious nature of this political issue.