Stands, discussions autour de plusieurs thématiques sont au programme de l’association Consommation, logement, cadre de vie (CLCV) pour promouvoir le mieux-vivre ensemble.

Elle est cœur des luttes pour l’amélioration de la vie quotidienne des usagers, dans l’hexagone. À Athis-Mons, commune d’environ 36 000 habitants sur 8,56 Km2 de superficie, dans le département de l’Essonne (91), la présidente de l’association est une camerounaise d’origine. « Mon souci majeur, ma préoccupation constante, c’est la défense des intérêts des habitants, en matière de consommation, de logements et de cadre de vie pour un mieux-vivre ensemble », confie Mme Fidèle Ngo Nkeng Matip, que nous avons rencontré dans les locaux de la CLCV, rue des Carneaux, mercredi 03 avril dernier, en fin de matinée. Sa disponibilité, son sens de l’accueil, sa bienveillance, sont autant de traits qui entretiennent la flamme de sa passion pour les autres. Elle est allée jusqu’à lancer le projet d’un jardin communautaire au Noyer Renard, pour permettre aux habitants de bien se nourrir à moindre coût, tout contribuant à redonner des couleurs au quartier.

Rencontre entre bailleurs et les habitants

C’est que, cette dame qui a travaillé plusieurs années dans le secteur de la restauration avant de s’engager dans l’accompagnement et le soutien aux autres, a fait de l’altruisme le crédo de sa vie, entourant les personnes âgées d’affection, de tendresse, tout en apportant aux jeunes générations toute sa disponibilité pour la réalisation de leurs projets.

Promouvoir un cadre de vie intergénérationnel paisible en favorisant le dialogue entre les habitants et les bailleurs, engager la réflexion autour de la mobilité résidentielle, sur la question d’échange de logement, … Voilà autant de thématiques qui seront abordées lors de la journée Portes ouvertes le 19 avril 2025, Salle Michelet, à Athis-Mons, où de nombreux stands seront par ailleurs ouverts pour favoriser le partage entre les habitants, les bailleurs et le public. Pacifier l’environnement social, permettre aux uns et autres de se parler, de construire ensemble un milieu de vie digne, chaleureux, convivial, qui fasse la fierté de chacun et de tous. Tel est véritablement le moteur qui fait avancer depuis plusieurs années, en dépit des obstacles qui se dressent au quotidien sur son chemin.

Cette mère de plusieurs grands enfants n’hésite pas à descendre sur le terrain, à prendre la rue à témoin, en compagnie des habitants, pour non seulement crier leur colère face à ce qu’ils considèrent comme des situations d’injustice sociale.

« Locataires en colère »

Ainsi est-il dû 26 mars dernier, lorsqu’une cinquantaine d’habitants du Clos-Nollet, à Athis-Mons, ont manifesté leur colère dans la rue contre la régularisation de charges (eau, chauffage…) réclamée chaque année par leur bailleur CDC Habitat, d’autant plus que les montants dépassent mille euros pour certains locataires des 480 logements sociaux de ce secteur prioritaire de la commune d’Athis-Mons. Une situation invivable notamment pour une vingtaine de foyers dans l’incapacité de s’acquitter de leurs dettes. « Les régularisations de charges cumulées entre 2018 et 2023 atteignent un total 2,9 millions d’euros pour l’ensemble de ce parc social », indique Fidèle Ngo Nkeng Matip, référente pour l’Essonne de l’association Consommation logement cadre de vie (CLCV), à la lumière d’un décompte méticuleux qu’elle a effectué. Le maire (PS) d’Athis-Mons, Jean-Jacques Grousseau semble abonder dans le sens des locataires. « On a de plus en plus de dossiers d’insalubrité », constate-t-il, poursuivant : « Pour les locataires, la douloureuse est d’autant plus amère qu’ils reprochent à CDC de laisser leur cadre de vie se dégrader tout en augmentant les loyers ». Et de conclure sous forme de menaces à peine voilées : « Certes, il y a eu des travaux de rénovation énergétique, mais le bailleur ne fait pas le job. Si CDC ne bouge pas, je vais dénoncer la convention qui leur permet de bénéficier de 30 % d’exonération sur la taxe foncière sans contrepartie ». Nul doute que de cela aussi, il sera question le 19 avril 2025, lors de la journée Portes ouvertes, qui s’annonce déjà comme un moment de vérité pour, peut-on espérer, faire baisser la tension et ramener davantage de sérénité à la maison.

Par Jean-Célestin Edjangué à Athis-Mons

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