Président du Groupe d’Initiatives Économiques de la Diaspora Africaine (GIEDAf SAS)* né de la volonté d’unir les diasporas africaines, notamment celles vivant en France, autour de projets économiques ambitieux et innovants, valorisant les ressources africaines en vue d’un développement durable inclusif de l’Afrique, il analyse les espoirs de la tournée africaine du président Macron, pour les jeunes entrepreneurs des diasporas.

Le président Macron vient d’entamer une tournée africaine qui le conduira au Cameroun, 25 et 26 juillet, au Bénin, le 27 juillet, et en Guinée-Bissau, le 28 juillet. Quel regard porte GIEDAf SAS, entreprise qui promeut le développement de l’Afrique par ses diasporas ?

GIEDAf SAS porte un regard de bienveillance et d’espoir qu’enfin le sommet de l’État nous rejoint sur ce que nous avons toujours prôné et matérialisé officiellement depuis février dernier. Je porte également un regard de satisfaction en nos actions qui prennent le devant pour créer ce chainon manquant entre l’Afrique et ses diasporas dont notamment la diaspora camerounaise, béninoise et j’en passe. Enfin, je porte un regard d’opportunité que doit saisir notre groupe pour capter les attentions nécessaires, lever des fonds indispensables à la mise en œuvre de ses projets agro-industriels dans ces pays en pleine mutation.

Quelles sont les attentes de GIEDAf SAS en matière de coopération entre les diasporas africaines et la France pour promouvoir les investissements en Afrique ?

Les attentes de GIEDAf SAS sont multiples. Comme nous avons toujours eu l’occasion de le souligner, c’est plus que jamais le moment de créer durablement le chainon manquant entre la France et l’Afrique à travers ses diasporas. La France doit s’appuyer fortement sur ces diasporas entreprenantes que nous sommes pour asseoir la nouvelle dynamique de coopération qui doit être basée sur le développement de l’humain. Je salue ici les initiatives déjà mises en place par le Président Emmanuel Macron, à travers le conseil présidentiel pour l’Afrique et plusieurs autres initiatives portées par l’Agence Française pour le Développement(AFD) ; mais beaucoup reste à faire au niveau de ces institutions qui parfois minimisent ou ignorent les initiatives telles que la nôtre. Je regrette de le dire ainsi parce que les difficultés que nous rencontrons actuellement se résument en un manque d’accompagnement ou d’égard de ces structures. Nous devons faire l’effort de nous rassembler entre intellectuels de hauts niveaux, ayant certaines expériences et imbus d’une volonté de nous départir des stéréotypes qu’on reconnait à nous africains. Nous avons créé un creuset réunissant des africains de plus de dix origines, pour joindre nos efforts et mener des actions de développement économique du continent à travers l’implantation des industries de transformation des produits sur place en Afrique. Mais nous n’avons malheureusement pas rencontré jusque-là un écho favorable. Je suggère que toutes ces institutions nous écoutent, nous appuient et nous suivent pour voir comment nous allons asseoir cette synergie entre ces communautés françaises et africaines. Nous sommes les seuls à y croire pour le moment, mais l’avenir nous justifiera et nous donnera entièrement raison. Nous entrevoyons d’avoir avec les diasporas africaines et la France une coopération de financement de nos projets de développement agro-industriel, pour faire face à la double crise et contribuer durablement à l’autosuffisance alimentaire sur le continent africain.

Comment GIEDAf SAS entend-il œuvrer pour être la plateforme idoine favorisant les initiatives des diasporas et amis de l’Afrique pour entreprendre dans la production industrielle en Afrique ?

Nous avons déjà élaboré un business plan bien robuste et avons entamé actuellement notre projet pilote au Bénin. Mais nous ne sommes pas encore certains de le développer si nous n’avons pas des accompagnements financiers qu’il faut. Nous n’avons pas rencontré d’échos favorables auprès des banques françaises qui toutes apprécient nos ambitieux projets, mais demeurent réticentes quant à financer des initiatives qui ne se développent pas sur le territoire français. Le seul espoir qui nous reste, c’est compter sur le financement participatif des bonnes volontés des diasporas africaines et au-delà celle des amis de l’Afrique. Nous avons déjà élaboré un contrat type d’investissement pour ceux qui souhaitent nous appuyer et avons prévu plusieurs récompenses honorifiques pour nos heureux donateurs. Nous avons également besoin des subventions de l’État et d’autres institutions supranationales telles que l’UE en la matière pour ne pas s’essouffler face à des engagements financiers élevés, parce que le secteur industriel n’est pas rentable immédiatement, mais à moyen et long terme. Certes, on a besoin d’importantes ressources pour démarrer avec nos quatre premiers pays identifiés (Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire et RDC) mais le plus urgent, c’est le besoin complémentaire de trois cent quinze mille (315.000) euros nécessaires au projet pilote de production agro-industrielle de farine de banane plantain, manioc et igname qui se déroule au Bénin.

En quoi la jeunesse africaine et les jeunes cadres dynamiques des diasporas africaines peuvent-ils faire de l’Afrique un continent locomotive de la croissance dans le monde ?

Notre groupe est l’exemple par excellence d’une volonté des cadres et jeunes des diasporas africaines de faire de ce continent la locomotive de la croissance économique mondiale. En effet, nul n’ignore l’apport de l’industrie à la croissance économique. Nous avons alors pour slogan de « créer l’Afrique de l’industrie » mais des industries vertes donc respectueuses de la nature et de l’humain. Aujourd’hui, ce sont les chinois, les indiens, les turcs, etc. qui profitent allègrement de nos ressources sans créer sur place une valeur ajoutée capable d’induire une dynamique locale de développement économique. C’est justement ce à quoi GIEDAf SAS entend remédier. Nous avons pour ambitions de créer un méga système d’échanges bénéfiques à l’Afrique, à la France et à l’UE. Nous allons transformer sur place en Afrique les ressources disponibles et favoriser leur exportation dans l’UE. De même, nous avons un département en charge de l’import-Export qui, par avantage comparatif, favorisera l’import ou l’export de produits dans l’un ou l’autre des continents, de sorte à créer une économie équitable.

Recueilli en ligne par Jean-Célestin Edjangué

* GEDIAf SAS

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