Les écrivains du berceau de l’humanité ont fait carton plein pour les concours majeurs, l’an dernier. Ceux des outre-mer restent très populaires. La littérature africaine et afrodescendante s’invite au deuxième salon des produits et services inspirés de l’Afrique et de l’Outre-mer, les 1er et 2 juillet prochains à Douala, au Cameroun.

Le Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr est devenu, le 03 novembre 2021, à 31 ans le premier écrivain d’Afrique subsaharienne à recevoir le Goncourt de la littérature française, pour son roman La plus secrète mémoire des hommes. Le même jour, Damon Galgut, auteur Sud-africain décrochait le Booker Prize, récompense la plus prestigieuse pour les romans écrits en anglais. Déjà, le 7 octobre, le Nobel de littérature avait été attribué au Tanzanien Abdulrazak Gurnah, connu notamment pour son roman Paradise. A ce palmarès déjà éloquent, on peut ajouter le Booker Prize international qui a été attribué au Franco-sénégalais David Diop, le très prestigieux Prix Neustadt a été décerné au Sénégalais Boubacar Boris Diop et le Prix Camoes, récompensant un auteur de langue portugaise, est revenu à la Mozambicaine Paulina Chiziane.

Reconnaissance

Ce rayonnement de la littérature africaine dans le monde est d’autant plus remarquable qu’il ne fait pas ombrage à la réputation des plumes caribéennes, très qui continuent à marquer de leurs empreintes la culture littéraire bien au-delà des frontière hexagonales. Les martiniquais Jean Bernabé, Alain Agat, Roland Brival, Mérine Céco, Patrick Chamoiseau  et surtout Aimé Césaire, parti rejoindre la terre de ses ancêtres en 2008, ou encore les Haïtiens Dominique Batraville et Dany Laferrière, sont parmi les plus cités. Rien d’étonnant donc, à en croire certains observateurs, que cette littérature noire soit coulée dans de l’or. «On assiste à une renaissance de l’attention du monde littéraire européen vis-à-vis de l’Afrique», avait déclaré  à l’Agence France Presse(AFP), Xavier Garnier, professeur de littérature africaine francophone et swahili à l’université Sorbonne Nouvelle. Un triomphe de la littérature africaine qu’il a jugé « frappant », en dépit de la sous-représentation des écrivains africains dans les palmarès internationaux. Premier écrivain africain à obtenir le prix Nobel de littérature en 1986, le Nigérian Wole Soyinka n’a jamais dissocié son engagement politique de son œuvre. Il est l’auteur d’une soixantaine de romans, pièces de théâtre et poèmes. 

Jusqu’à sa récente retraite, le nouveau Nobel de littérature, le romancier Abdulrazak Gurnah, était professeur de littérature anglaise et post-coloniale à l’Université du Kent à Canterbury, où il enseignait les œuvres de Wole Soyinka.

Les 1er et 2 juillet prochains à Douala, au Cameroun, la littérature africaine et caribéenne sera au 2è Salon des produits et services inspirés de l’Afrique et de l’Outre-mer.

Par Jean-Célestin Edjangué

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