La section France du Front pour le Changement du Cameroun (FCC) mouvement politique de coalition de l’opposition a donné le coup d’envoi de ses activités, samedi 19 septembre 2026, avenue Choisy, dans le 13è arrondissement de la capitale hexagonale, en présence notamment de l’honorable Jean-Michel Nintcheu, député, président du FCC, des représentants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), des militants, sympathisants et des journalistes à quelques mois des élections municipales et législatives de février 2027.
Une rentrée politique du Front pour le Changement du Cameroun (FCC) section France, dans un contexte particulier, tant à l’extérieur du triangle national, notamment en Europe, avec les actions menées par la Brigade Anti Sardinards (BAS) à Amsterdam. Des éléments de ces activistes ayant pris d’assaut la représentation camerounaise en Hollande, vendredi dernier, 18 septembre, un moment, réclamant de rencontrer l’Ambassadeur, tout en indexant « la situation politique » au Cameroun et exigeant la « libération des prisonniers politiques ».
« Le Cameroun à la croisée des chemins »
Annoncé pour 14h30, c’est finalement à 16h30 que Jean-Michel Nintcheu, président du FCC a fait son entrée dans la salle attenante à l’église Notre de Dame de Chine, Av. Choisy dans le 13è arrondissement de Paris, en compagnie des dirigeants locaux du mouvement politique. Dans la salle, quelques dizaines de personnes. Après l’exécution de l’hymne nation du Cameroun, les mots de bienvenus des responsables locaux et régionaux du FCC, son président pouvait prendre la parole. « C’est avec une profonde gravité mais aussi avec une foi intacte de la capacité de notre peuple à écrire une nouvelle étape de son histoire. Le Cameroun est en train de vivre la période la plus sombre de son histoire. Notre pays se trouve à la croisée des chemins, et les attentes légitimes de notre peuple, à l’intérieur du pays comme au sein de ma diaspora, nous imposent une responsabilité que nous devons assumer », a d’emblée affirmé Jean-Michel Nintcheu, ajoutant : « Face à cette exigence historique, nous avons une responsabilité que nous devons assumer en ayant de la cohérence dans nos convictions, de constance dans notre engagement. Le temps de l’hésitation doit céder la place à celui de l’engagement et de la détermination. En cette rentrée politique, notre feuille de route est claire. Remobiliser nos bases, renforcer notre organisation sur le terrain, consolider les alliances stratégiques indispensables à la réalisation d’une alternance démocratique au Cameroun ». À l’adresse de ses compatriotes de la diaspora : « Restons unis, restons vigilants, restons debout », a dit l’honorable Député.
« Porte flambeau du peuple du changement »
Le président du Front pour la Changement du Cameroun en a profité pour « Réaffirmer l’engagement indéfectible du FCC au sein de l’Alliance Politique our le Changement (APC) ». Et de préciser : « Nous demeurons attacher à l’action avec le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) et d’autres forces patriotiques, qui mène pour le changement au Cameroun. Je déclare solennellement, que malgré la situation que traverse le MRC, le Pr Kamto reste le leader moral de ce parti frère. Mieux, il reste et demeure notre candidat à l’élection présidentielle. Autrement dit, si une élection anticipée devait se tenir demain à la suite de la démission souhaitable et souhaitée de M. Biya, le Pr Kamto serait le porte flambeau du peuple du changement tout entier ». L’ombre du président démissionnaire du MRC, le 8 septembre dernier, Maurice Kamto, n’aura jamais autant plané dans une réunion du FCC. Non seulement parce que le MRC était très présent lors de la rentrée politique du FCC, dans le 13è arrondissement de Paris, avec notamment Mme Jeanne Belle Essombè, M. Happi et beaucoup de militants ; mais surtout, on a senti dans la salle que sa démission reste mal comprise, nonobstant les explications fournies par l’intéressé. La réunion s’est terminée par un cocktail sobre, autour de la dégustation des produits de M. Paul Kenmégni, du projet incubateur Economie Sociale Solidaire (ESS) à Epinay-Sur-Seine, qui promeut l’agriculture biologique.
Le Front pour le Changement du Cameroun sera aux côtés du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) France dont le congrès aura lieu à Strasbourg, le 26 septembre 2026, avant un grand rassemblement à la Place de la République, à Paris, le 24 octobre 2026.
Par Jean-Célestin Edjangué à Paris

