Cette Camerounaise d’origine multi-casquettes, à la fois Architecte, Polytechnicienne, Stratège et PDG de la Women Business Expansion Chamber and Scholl(WBC), qui célèbre les femmes leaders africaines en Europe, les Afropéennes, les 30 et 31 juillet 2022, dans le 18ᵉ arrondissement de Paris, explique la genèse du projet, fait le point sur la situation de ces femmes aujourd’hui et jette un regard prospectif sur leur devenir.

Vous organisez un week-end consacré aux femmes leaders Afropéennes, le samedi 30 et dimanche 31 juillet 2022 à Paris. Quel est le sens de cette célébration ?

Il y a 60 ans déjà, Aoua Keïta, députée malienne, se battait déjà à l’ONU pour défendre les droits des femmes africaines leaders et leur rendre hommage. Et nous, à la WB Chamber and Scholl, dont je suis la promotrice, avons implanté 30 écoles un peu partout dans le monde, y compris l’école parlementaire de l’Assemblée nationale du Cameroun, pour un leader économique, stratégique, technologique, scientifique, culturel, social puis politique, dans cet esprit. Nous commémorons cette date-là depuis 8 ans en rendant hommage aux femmes leaders Afropéennes, partant du constat qu’elles ne sont pas reconnues à leur juste mérite. Tous les leaders Afropéens sont rarement mis en lumière en France, comme s’ils n’existaient pas. Or, Paris et sa région regorgent de profils à la fois singuliers et très intéressants de ces Afropéens. C’est pourquoi, nous déclarons Paris, capitale économique de femmes leaders Afropéennes, puis le grand-Paris région économique de femmes leaders Afropéennes. Troisième acte, nous allons lancer une Women economy business class, que j’ai créée, pour permettre aux chefs d’entreprise de faire appel aux managers, des femmes expertes en matière économique, afin de développer des gouvernances collaboratives en vue des techplomaties transgénérationnelles, mêlant toutes générations, dans le seul but d’accélérer la promotion du développement économique… C’est aussi de cette manière qu’elles vont pouvoir mieux s’impliquer dans la défense de leurs droits face aux violences et exactions dont elles sont victimes.

Qu’attendez-vous de cet évènement ?

C’est un G25, un leadership new deal summit, 25 résolutions que nous prendrons sur le plan économique, citoyen, afin d’apporter un changement notoire dans l’identité professionnelle et sociétale, des leaders femmes Afropéennes. Et ce d’abord en France, où nous ne voulons plus que ces femmes vivent des allocations, des expédients, mais qu’elles aient une vie de femmes leaders, dignes, totalement assumées et indépendantes.

Quel bilan faites-vous de la situation des femmes leaders Afropéennes et comment entrevoir leur avenir ?

60 ans après, l’émancipation de la femme africaine et la femme leader Afropéenne est un fiasco total, monumental. Nous croyons qu’il sera possible de constituer des environnements, des imaginaires sociétaux qui rendent possibles de repenser les leviers anthropologiques et économiques. Constituer un patronat économique, dans l’expansion de la vie citoyenne : des entreprises, écoles, grandes écoles et plateformes internationales… voilà les grands défis que les femmes leader Afropéennes doivent relever de toute urgence.

Recueilli à Paris par J.-C. Edjangué

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