Le document a été paraphé lors de la 133è session Extraordinaire de l’Organisation internationale du café, début juin.

Un nouvel accord qui fera date. Non seulement parce qu’il remplace, après 60 ans, un document signé en 1962, et qui fixait les quotas d’exportation de café à l’ONU, mais surtout, parce que le nouveau texte associe dorénavant à la table des négociations, les plus grands détaillants, torréfacteurs, fabricants et les caféiculteurs aux discussions. C’est la principale conclusion de la 133è session Extraordinaire du Conseil de l’Organisation internationale du Café(OIC), début juin(8-9) dernier, sous la présidence de SEM Ivan Romero-Martinez du Honduras.

« Coopération avec le secteur privé »

Pour SEM Aly Touré, Représentant Permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Organisations Internationales des Produits de Base, qui conduisait une forte délégation  ivoirienne à cette rencontre, le document signé lors de cette 133è session marque un nouveau départ dans la vie de l’OIC. « Le nouvel accord qui est le septième instrument du genre depuis 1962, ouvre une nouvelle ère de coopération avec le secteur privé », a-t-il confié, ajoutant : « C’est le lieu d’indiquer que l’OIC représente 93% de la production mondiale de café et 63% de la consommation mondiale ». Par ailleurs, le monde produit 4,18 millions de tonnes de Robusta, soit 69,67 millions de sacs de 60Kg par an, et 6,07 millions de tonnes d’Arabica, soit 101,16 millions de sacs de 60Kg par an depuis 2020.

300 milliards par an de coût par an

Si les délégations peuvent se réjouir de cet accord, dont l’examen était le point majeur de la session, elles savent aussi qu’il faut maintenant tout mettre en œuvre pour avoir de nouveaux moyens, notamment financiers, destinés à améliorer le fonctionnement de l’industrie caféière qui fait vivre plusieurs millions de familles au quotidien et dont le coût est estimé à 300 milliards de dollars chaque année. Dans cette optique, le nouvel accord donne un mandat clair au secrétariat de l’OIC pour encourager les membres à élaborer des projets de développement dans le secteur du café, afin  de mobiliser des ressources dans des différents domaines :  la lutte contre les nuisibles et les maladies, l’adaptation au changement climatique…

L’Organisation internationale du café est une organisation intergouvernementale, créée en 1963 à Londres avec l’appui de l’ONU. Cette organisation regroupe 43 pays exportateurs de café ainsi que sept pays importateurs, en octobre 2017.

Par Jean-Célestin Edjangué

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