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Une rencontre entre ses membres et la Députée Laurianne Rossi, du parti du président Emmanuel Macron, a eu lieu mercredi dernier, à Bagneux.

C’est ce samedi, 07 mai, que doit avoir lieu la cérémonie d’investiture du nouveau président de la république française, Emmanuel Macron, élu au soir du 24 avril dernier avec 58,54% des suffrages face à Marine Le Pen. À peine les résultats connus, les partis politiques d’opposition ont entamé des manœuvres d’alliance dans l’optique des législatives prévues les 12 et le 19 juin. Ainsi en est-il de la Nouvelle union populaire écologique et sociale regroupant La France Insoumise (LFI), le Parti Communiste (PC), le Parti Socialiste (PS), Europe Écologie les Verts (EELV) et le Nouveau parti anticapitaliste(NPA), et qui n’a pas fini de faire couler de l’encre.

Les manœuvres du 3ᵉ tour

La déclaration de candidature doit être déposée à la préfecture au plus tard le 20 mai prochain. La campagne officielle doit commencer deux semaines avant le premier tour, soit le 30 mai.

Du côté de LaRem, la mobilisation continue sur le terrain pour préparer au mieux ces nouvelles consultations populaires.

Ainsi, mercredi 04 mai, Fidèle Tchuinkwa, camerounais d’origine, a reçu chez lui Laurianne Rossi, Questeure de l’Assemblée nationale et Députée des Hauts-de-Seine (Bagneux, Malakoff et Montrouge), des élues d’Aubervilliers et de Courbevoie ainsi qu’un groupe de quelques dizaines de membres de la plateforme Républicaine et panafricaine. Le but de la rencontre : « Favoriser un échange franc et constructif sur les préoccupations des uns et des autres, puis les faire remonter au niveau de la direction de LaRem », a indiqué Laurianne Rossi, qui s’est par ailleurs félicitée de « la qualité des échanges et diversité des profils », mercredi soir.

Une rencontre à laquelle a participé Fatimé Zara Kolingar, Conseillère municipale déléguée aux sous-commissions départementales pour la sécurité, à Courbevoie(92). Les remarques, de cette tchadienne d’origine, après coup, ne sont guère surprenantes : « En fait, les politiciens, généralement, ils nous sollicitent par intérêt. C’est bien les petits groupes. Mais, c’est mieux de se mobiliser ensemble », souligne-t-elle, poursuivant : « Tant qu’une personne de notre communauté n’est pas présente au haut lieu, on ne nous prend pas au sérieux.

« Rapport de force »

Personnellement, je pense que nous sommes trop éparpillés pour peser.  Mais se réunir, c’est un long processus. Avant d’aller investir en Afrique, il faut commencer par faire des choses ici. Quelle légitimité pouvons-nous avoir d’aller donner des leçons aux gens qui vivent en Afrique alors qu’ici nous ne faisons rien, nous ne pesons d’aucun poids ? », s’interroge-t-elle, avant de tempérer : « On a autant de potentiel que tous ces partis politiques. Il nous manque la culture de l’intérêt général. Ici, tout le monde se regroupe pour encourager, soutenir, la personne que l’on veut mettre en avant. Tout est programmé, réfléchi ». Conclusion de Mme Zara Kolingar: « C’est à nous, les noirs, de nous organiser, de créer notre projet, de fixer nos objectifs et nous donner les moyens de les atteindre ».

Quant à Patricia Njoya-Loe, Adjointe au Maire, LaRem, en charge de la Petite enfance à Aubervilliers(93), elle a exposé les difficultés quotidiennes liées à son secteur d’activités : « Il n’est pas rare que dans le secteur de la petite enfance, les parents manquent de place de garderie pour les enfants ou se retrouvent à gérer des situations causées par des grèves inopinées d’enseignants », explique-t-elle, ajoutant : « C’est d’autant plus insupportable que cela se fait au nom d’une idéologie qui considère que le droit de grève est constitutionnel ». Mais, ce droit de grève est aussi très encadré. Et le service public doit pouvoir fonctionner même pendant la grève, si toutes les dispositions légales sont observées, avec notamment une garantie du service minimum.

Jeux des alliances, réunions en petits comités, rencontres en tous genres… Le troisième tour des consultations populaires, en France, se prépare activement. Avec en ligne de mire, les législatives des 12 et 19 juin prochains. Une échéance que la plateforme républicaine et panafricaine entend marquer de toute son empreinte, après avoir contribué à la victoire du président Emmanuel Macron, le 24 avril dernier, pour un nouveau mandat de 5 ans au Palais de l’Élysée.

Par Jean-Célestin Edjangué à Bagneux

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