Ouverture officielle, le 10 juillet, de la campagne électorale pour le scrutin de fin juillet prochain.

165 sièges de députés à pourvoir pour les législatives du 31 juillet prochain au Sénégal. Dimanche, 10 juillet, le président Macky Sall s’est exprimé à la sortie de la grande mosquée, lançant un appel à «  continuer à vivre dans l’harmonie, la diversité et l’unité », rappelant « aux acteurs politiques l’impératif de faire une campagne en toute responsabilité « , tout en insistant sur le fait que « La période électorale n’est pas une période de non droit. L’État restera vigilant pour que cette période de campagne soit stable et apaisée ».

Ultime scrutin avant la présidentielle 2024

Cette consultation populaire, avec huit listes en course, dont les principales formations de l’opposition, qui se sont finalement ravisées après avoir laissé planer la menace de boycott, suite à la non-validation par le Conseil constitutionnel de la liste de leaders de la coalition de l’opposition, Yewwi Askan Wi, conduite par Ousmane Sonko, est l’illustration de l’état de santé de la démocratie au Sénégal dominée par la sagesse des différents acteurs.

Quant aux enjeux de ces législatives, ils apparaissent via les analyses de divers journaux locaux : « Yewwi Askan Wi veut contraindre Macky Sall à une cohabitation. Pour y arriver, la coalition d’Ousmane Sonko envisage une alliance avec la coalition Wallu Sénégal, constituée autour du Parti démocratique sénégalais, le PDS, de l’ancien président Abdoulaye Wade », note Le Pays, ajoutant : «  Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’opposition mettra à profit la période de la campagne pour marteler des tirades sur une éventuelle troisième candidature que l’on prête à tort ou à raison à Macky Sall. La coalition au pouvoir (…) apportera probablement la réplique qu’il faut. Et c’est là, toute la beauté du débat démocratique. » De son côté, l’Observateur Paalga met en exergue la question du troisième mandat dont la musique commence à se faire entendre ici ou là au sujet des velléités prêtées au président Macky Sall. « La CEDEAO est en train de revoir ses textes pour légiférer, sur ce 3e mandat » indique, L’Observateur Paalga, affirmant que Macky Sall a donné rendez-vous après les législatives à ce propos : « je répondrai à cette question après les législatives. Il sera alors temps de fixer le cap sur 2024 ». Et L’Observateur Paalga de conclure : « Une esquive qui ne rassure pas ses opposants. »

La Rédaction de Newsafrica24

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