Commissaire général du Festival international du livre de San Pedro, par ailleurs Poète, écrivain et enseignant des universités, il raconte les tenants et aboutissants de cette 2è édition sans omettre de dire un mot sur la programmation. Enivrant !
Bernard Necké, merci de nous accueillir au Maquis « Le Baoulè », à San Pedro pour la 2ème page du Festil-SP, qui a ouvert ses portes ce jeudi, 5 février et ce jusqu’au 7 février 2026. Que dire sur l’évènement ?
Bonsoir à vous très cher frère, ainsi qu’à tous ceux qui vont nous suivre. San Pedro, capitale du livre 2026, on y est. Nous rapprochons le livre des populations, apportons la culture aux habitants de San Pedro. Le Festival, c’est la fête du livre. La vulgarisation de cet outil. Le livre partout, le livre au contact des élèves, des travailleurs, des familles, des populations de San Pedro. Le livre est la principale vedette de ces trois jours de festival, à San Pedro.
La thématique de cette 2è édition est particulièrement intéressante, puisqu’il s’agit d’une réflexion sur « Le livre comme liant intergénérationnel dans une Afrique en mouvement ? ». Une thématique plutôt riche, non ?
Effectivement, la thématique est riche de sens. Et comme je disais à quelqu’un qui m’avait déjà posé la question à ce propos, il faut laisser les experts expliquer, débattre, trancher. Je pense à vous, M. Edjangué, à M. Etien François, des éditions l’Harmattan Côte d’Ivoire, partenaires du festival, et bien d’autres encore. Il y a une connexion dans le temps et l’espace, mais aussi en termes de motivation. Il s’agit de savoir si on parle d’africanisation ou qu’il faut qu’on marquer une pause. Il s’agit de savoir comment orienter la question dans cette Afrique en mouvement et interroger la part des Africains, leur africanité. Et qu’est-ce qu’on apporte au monde en termes d’afro-universaliste ?
Un mot sur la programmation et les noms attendus dans cette édition du Festil-SP ?
Nous avons souhaité aller dans un processus de réflexion, de questionnement. On a l’impression que les Africains ne réfléchissent plus. Nous avons incrusté dans ce festival ans moments scientifiques. Mais, au-delà, nous souhaitons faire entrer dans cette deuxième édition, le livre dans foyer, dans les établissements scolaires… Vulgariser le livre, le rendre beaucoup plus accessibles pour cette édition. Nous souhaitons entrer en contact avec les populations. Nous irons partout, pour que le livre soit au centre de cette deuxième édition du Festil-SP.
Recueilli à San Pedro par J.-C. Edjangué

