Certains sont devenus maires, d’autres sont élus ou réélus, d’autres encore ont perdu la bataille, mais le combat continue…

Ils symbolisent, les nouveaux visages des Français d’origine africaine engagés dans la vie publique dans l’hexagone. Leslie Halleur-Echaroux Djoufack, née à Dschang, dans le département de la Menoua, au Cameroun, élue dès le premier tour Maire de Saint-Mammès en Seine et Marne (77), sans étiquette, avec 50,50% des suffrages, et Victor Alain Nguewoua, d’origine camerounaise également, réélu Maire à Monlits dans le Loir et Cher, en Charente (17), dès le premier tour avec 62, 73% des suffrages, font partie de ces Africains qui, nés ou arrivés en France, ont réussi à force de détermination à servir les autres, à s’asseoir dans le fauteuil de Maire d’une municipalité au pays de la liberté et des droits humains.

Fortunes diverses

Mais, si tous les Français d’origine africaine, particulièrement des Camerounais de naissance, n’ont pas candidaté à la magistrature suprême communale, certains d’entre eux, inscrits sur des listes aux municipales des 15 et 22 mars 2026, ont été élus ou réélus, d’autres pas. A l’instar de Juliette Hurlot, présidente de l’association Femmes et élues de la Manche, élue maire de Clitourps, en 2020, commune du Val de Saire de 220 habitants, sur le canton de Saint-Pierre-Eglise. Elle a été battue dès le premier tour, le 15 mars dernier. Tout comme la liste « Agir ensemble pour Saint-Denis » de Matthieu Hanotin, ex-maire de Saint-Denis (93), sur laquelle on retrouvait Blaise Njinkeu, laminée par Bally Bagayoko de La France Insoumise (LFI), avec 51% des suffrages.

En revanche, Mme Hermine Rigaud, maire adjointe en charge du Développement social, des Solidarités et des Politiques en faveur des retraités et des personnes handicapées, à Chevilly Larue, est réélue ; tout comme Dr. Claude-Alain Wamba, Architecte DPLG-Urbaniste, expert pluridisciplinaire, élu Maire Adjoint de la commune de Saint-Leu-d’Esserent, dans l’arrondissement de Senlis(60)le 22 mars 2026, aux côtés de M. Viola, ou encore James Djehoya, élu sur la liste du quartier Bagneux-centre, dans les Hauts-de-Seine (92)en région parisienne, avec 62, 41% des voix dès le premier tour, sans oublier Gertrude Ngo Kaldjop, réélue à Metz et Pierre de Gaétan de Njikam, élu à Bordeaux.

Les Camerounaises et Camerounais d’origine apportent ainsi leur contribution à la bonne marche de la gestion de la cité en France.

Par Jean-Célestin Edjangué à Paris

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