Réélue le 15 mars 2026, aux élections municipales, à Vern-Sur-Seiche, sur la liste de Stéphane Labbé, avec 59, 55% des suffrages, cette Camerounaise d’origine livre son sentiment au lendemain du scrutin et le sens de son engagement dans la perspective de la coopération entre la France et le Cameroun.

Mme Suzanne Parquier, merci pour votre disponibilité. La liste conduite par Stéphane Labbé, Maire sortant de Vern-Sur-Seiche, et sur laquelle vous vous présentiez a été plébiscitée par les citoyens de cette commune rurale, dans le département de l’île et Vilaine, arrondissement de Rennes, dès le 1er tour, le 15 mars 2026, avec près de 60% des suffrages. On imagine votre satisfaction ?

Merci vous M. Edjangué, pour l’intérêt que vous portez à l’actualité politique française, notamment des Français d’origine camerounaise. Je suis très heureuse de faire cette interview. Bien que nous ayons bien travaillé tout au long de la première mandature communale, rien n’était joué d’avance dans cette élection municipale de mars dernier. Nous avions face à nous, deux autres listes, une de l’Union de la gauche, l’autre de Divers gauche. C’était donc une triangulaire au premier tour.

Les résultats indiquent dans votre commune, une mobilisation exceptionnelle des électeurs, à hauteur de près de 63%, largement supérieur à la moyenne nationale. N’est-ce pas la preuve de l’engouement des habitants de Vern-Sur-Seiche pour la gestion de la chose publique ?

Certainement. Je peux vous dire que cela rendait encore la tache particulièrement difficile. C’était vraiment très dur. Il a fallu faire du porte-à-porte, quasiment tous les jours. Et quand on voit le résultat… je suis très heureuse. Pour moi, ça montre surtout que les femmes d’origine africaines peuvent avoir toute leur place dans la politique en France. C’est un sentiment indescriptible, difficile à raconter. C’est énorme.

Vous parlez de la place de la femme d’origine africaine, à travers votre cas. Est-ce à dire que vous avez une pensée pour votre terre de naissance, le Cameroun ?

Forcément. Si j’ai été élue, puis réélue, si j’ai voulu avoir un engagement politique, c’est avant tout pour être un pont entre la France et le Cameroun. Je voudrais monter et apporter des projets qui contribuent au développement du Cameroun, promouvoir ce que le Cameroun sait faire, les échanges de bonnes pratiques entre la France et le Cameroun, et bien d’autres choses encore.

Recueilli Par J.-C. Edjangué à Paris

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