Président de l’Amicale des auteurs camerounais de la diaspora (AMACAD), association qui œuvre depuis janvier 2025, pour la promotion des œuvres littéraires et culturelles des écrivains du triangle national vivant hors du Cameroun. Il parle de la rentrée littéraire et en profite pour faire un bilan de la saison écoulée, sans oublier d’évoquer les grands projets à venir. Passionnant !

Septembre, c’est le mois de la rentrée littéraire. Comment se prépare celle des auteurs camerounais de la diaspora au sein de l’Amacad ?

Au cours de ce dernier quadrimestre 2026, qui commence en septembre, plusieurs auteurs de l’Amacad vont produire ou présenter leurs dernières parutions : Denise Nguene, présentera le 17 octobre en région parisienne, La lionne du Mboa n’a pas dit son dernier mot, Sir Guesst Frank se prépare pour la dédicace de ses ouvrages au Cameroun dont un essai intitulé De l’identité africaine :  l’Afrique au carrefour de son identité. Quant à moi, ma prochaine œuvre ayant pour titre, Les chemins de la liberté, est prévue en octobre, il s’agit d’un ouvrage d’hommages aux grandes héroïnes et héros de l’Afrique contemporaine. L’Amacad va continuer à promouvoir son ouvrage collectif : Vivre l’Afrique en diaspora, livre sorti en mars 26 dans le contexte de la 5é édition du Salon du livre africain de Paris (SLAP), la promotion de ce livre fondateur de l’Amacad va se poursuivre jusqu’en début 2027. Il ne faudra pas oublier, la présentation à venir de la réédition du beau-livre consacré à Eugène Njo-Léa, dont on commémorera les 20 ans de décès en novembre 2026, la nouvelle édition a été publiée par le Lynx Edition et nous sommes en cours de finalisation pour la présentation de cet ouvrage, à Paris, à Lyon, à St-Etienne et bien sûr à Douala, pour rappeler au plus grand nombre la mémoire de ce visionnaire.

De nouveaux projets d’écriture en chantier ou des parutions attendues par les auteurs de l’Amicale des Camerounais de la diaspora ?

Oui, nous avons des projets d’écriture en chantier de nos auteurs. Beaucoup de projets sont secrets par volonté ou superstition, l’accouchement sera certainement pour le 1er semestre 2027.  L’Amacad a aussi un autre projet d’ouvrage collectif avec des auteurs ivoiriens, de l’éditeur Harmattan Côte-d’Ivoire, les choses se mettront en place dès la fin de ce mois de septembre et le résultat sera pour mars-avril 2027. Certains auteurs de l’Amacad vont également participer à un projet d’ouvrage pour dénoncer les violences sexistes au Cameroun, la sortie est prévue pour novembre. Ce projet est mené conjointement par l’association sœur « L’encre des Mùm » et les Editions Lerewa.

Quelques-uns des moments au programme de cette nouvelle saison littéraire du côté de l’Amacad ?

Les moments au programme de cette nouvelle saison littéraire sont nombreux, en plus de ceux que j’ai déjà cités plus haut, il est prévu très prochainement un moment de mise en avant et valorisation des ouvrages des auteurs de l’Amacad au sein de l’Ambassade du Cameroun en France. Je n’en dis pas plus, les détails sont en cours de finalisation en coulisse. L’Amacad participera du 5 au 6 décembre au Mina, Marché international africain, organisé par l’une de nos autrices, Jeanne-Louise Djanga, ce sera un moment d’intenses visibilité pour les auteurs de l’Amacad avant les fêtes de fin d’année. A titre individuel, quelques auteurs participeront à des évènements culturels et salons littéraires, je pense à Thierry Essengue au Festival Douala ô Mouléma, ce samedi 12 septembre, Moi-même au salon du livre de Mons en Belgique, les 26 et 27 septembre, d’autres auteurs qui seront au Salon du livre de Nantes en octobre et au salon du livre de Lognes le 21 novembre ou encore au Salon du Livre d’Alger (SILA), du 28 octobre au 7 novembre 2027. C’est dire que les auteurs de l’Amacad continueront seuls ou en groupe de porter encore plus haut les pépites de la littérature camerounaise loin du triangle national.  Nous restons sur l’un de nos objectifs principaux qui est de « promouvoir la littérature camerounaise, renforcer les liens entre les auteurs de la diaspora et le Cameroun, et faire rayonner nos œuvres à l’international. »

Recueilli par J.-C. Edjangué

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