Commissaire général du Festival international du livre de San Pedro, dont la deuxième page ouverte le 5 s’est refermée le 7 février 2026, dans la station balnéaire, le Poète, écrivain et enseignant a bien voulu en dresser un premier bilan sans oublier de se projeter déjà vers l’acte III de ce rendez-vous livresque qui s’affirme chaque année, un peu plus, comme incontournable pour la promotion de la culture au pays des Ebriés. Enivrant !
La 2ème édition du Festival international du livre de San Pedro (Festil-SP), s’est tenue du 5 au 7 février 2026, à Sans Pedro, en Côte d’Ivoire, avec la participation des auteurs et écrivains ivoiriens, africains, et le Cameroun comme pays invité d’Honneur. Quel premier bilan pouvez-vous en dresser globalement ?
Je pourrais dire que c’est une belle initiative parce que la deuxième édition a permis de renforcer le festival, lui donner une assise véritable dans la conscience populaire au niveau de San Pedro, au niveau de la Côte d’Ivoire et bien au-delà. Nous avons été suivis tout au long de ces trois jours, à travers la Côte d’Ivoire entière, et dans le monde entier grâce aux communicants et nos à différents partenaires qui ont assuré le relais.
Monsieur le Président de l’Association des Camerounais de Côte d’Ivoire, Joseph Mpah, a effectué le déplacement depuis Abidjan, pour appuyer nos deux invités spéciaux Camerounais, Pays à l’honneur dans une communion fraternelle. Ce sont des moments inoubliables.
Nous avons eu des auteurs d’ici et d’ailleurs, de Côte d’Ivoire, de San Pedro, d’Abidjan et Bouaké, mais aussi du Rwanda et de Paris. Sans fausse modestie, je puis affirmer que le bilan est totalement positif. Nous avons eu la visite de Monsieur le Directeur de l’industrie du livre venu d’Abidjan, mandaté par Madame la Ministre de la Culture et de la Francophonie, Mme Françoise Remarck. Nous avons eu des festivaliers de qualité, en termes de visiteurs, d’écrivains, de maisons d’éditions, de personnalités. Il est vrai que nous nous attendions à une plus grande mobilisation, mais ça va se corriger au plus tôt avec les responsables des différentes structures partenaires.
L’événement, qui a reçu la visite du Représentant de Mme la ministre de la Culture de la Côte d’Ivoire, Mr Alain Serges Agnessan, nouveau Directeur de l’industrie du livre, a aussi été un moment de découverte touristique au GRAND-BÉRÉBY. Comment avez-vous apprécié cette séquence en particulier au Lycée Moderne Gosso Alphonse et quelles perspectives en ce sens pour les prochaines éditions ?
C’est un honneur et une véritable fierté que le Festil-SP ait fait l’objet d’une attention particulière à travers la mission confiée à Monsieur le Directeur de la promotion de l’industrie du livre et de la lecture consistant à effectuer une visite de terrain à San Pedro, à la faveur de la tenue du Festival international du Livre de San Pedro. Nous sommes grandement honorés par l’appui de Madame la Ministre qui ne s’est pas limitée à l’appui institutionnel. Elle s’est déplacée jusqu’à San Pedro à travers son collaborateur pour nous appuyer. C’est énorme. Nous avons reçu avec ferveur et gratitude son message de soutien et nous allons donner le maximum de nous-mêmes pour ne pas décevoir. Nous disons merci à Dieu pour cette marque d’attention et nous fédérerons toutes les synergies pour pousser plus fort, plus haut et plus loin le Livre dans les consciences et les habitudes des élèves, étudiants et grand public. En ce qui concerne l’étape de Béréby, nous avons plongé les festivaliers dans le charme environnemental de cette ville qui a du potentiel à revendre. Ce fut un véritable moment de connexion et de communion avec le paysage, les plages, les vagues de l’océan et tout le charme qui va avec la splendeur des baies. Comme San Pedro, Béréby est un coin de paradis couché à juste 50 km de la capitale du Bas-Sassandra. Au lycée Gosso Yabayou Alphonse(lire par ailleurs ndlr), nous avons touché un pan de la noblesse du livre et la force qu’il dégage au contact des apprenants. C’était émouvant, cette ruée vers les auteurs que certains découvraient pour l’occasion. Les autorités se sont engagées à rendre ce bref séjour inoubliable.
Un mot sur la troisième édition, par exemple sur le pays invité d’Honneur, l’idée de la thématique ou quelques noms de têtes d’affiches ?
Ecoutez, la 3ème édition, c’est juste dans 360 jours. Nous sommes en train de boucler les courriers de remerciements pour tous ceux qui nous ont soutenus. Mais les contacts ont débuté pour mieux anticiper les choses et parer à toute éventualité. Vous savez, en toutes choses, il faut songer la part de Dieu. Nous prenons toutes les dispositions humaines, mais c’est le vrai Bâtisseur. Notre organisation repose essentiellement sur sa volonté et sa providence. A notre niveau, nous sommes en train de renforcer l’équipe pour un pilotage efficient de l’évènement qui a pris une certaine envergure. Nous lorgnons avec bienveillance du côté de l’Afrique Centrale et un nom de pays me vient en tête, le Gabon. Si l’équipe valide notre proposition, nous allons lancer dès ce mois de février les démarches dans ce sens pour que la connexion littéraire et culturelle prônée par le Festil-SP soit une réalité dynamique. Il est important pour nous, en tant qu’Afro-universalistes que la connexion et la communion littéraire et culturelle se tisse et se tresse pour booster cette Afrique, notre Afrique.
La thématique tournera toujours autour de la promotion de la culture africaine, la culture universelle, sans pour autant se dessaisir du rôle du livre face aux contingences auxquelles le monde moderne fait face. Nous espérons voir des écrivains internationaux, les plus anciens, des plus prolixes aux cadets dans la carrière, à tous ceux qui sont capables de mobiliser, et de d’apporter l’émotion à travers leur présence à ce festival. Nous espérons les plus grands de cette planète, pour que San Pedro soit la capitale du Livre à travers une présence des plus grands éditeurs et des plus grands auteurs nationaux et internationaux.
Recueilli par J.-C. Edjangué

