L’ancien ministre de la Jeunesse, définitivement acquitté par la cour pénale internationale, en mars 2021, est entré en possession du précieux sésame, le lundi 30 mai et peut envisager de nouveau un avenir politique, à 3 ans de la présidentielle au pays des Éléphants.

L’image peut surprendre, mais elle est bien réelle. Charles Blé Goudé, 50 ans, tout sourire, posant devant le drapeau ivoirien et le portrait officiel du président Alassane Ouattara, son passeport vert en main, à l’ambassade de la Côte d’Ivoire à La Haye, ville où il est domicilié depuis son acquittement par la CPI, il y a treize mois. Le précieux sésame lui a été remis, le 30 mai dernier, en présence de plusieurs cadres de son parti, le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples, de diplomates ivoiriens en poste aux Pays-Bas et en France.

La présidentielle 2025 en ligne de mire

Alors que l’ex-président Laurent Gbagbo a pu regagner la Côte d’Ivoire deux mois et demi après la décision définitive de la Cour pénale internationale, rendue le 31 mars 2021, son ancien éphémère ministre de la Jeunesse a dû prendre son mal en patience. L’ancien meneur des Jeunes patriotes était dans l’attente de ce document depuis son acquittement définitif. Il avait déposé son dossier dans la foulée. La situation de Charles Blé Goudé devenait invivable pour le président Allassane Ouattara, à partir du moment où il avait accepté le retour au bercail de l’ex-coaccusé de l’ancien ministre de la Jeunesse, Laurent Gbagbo, en 2021.

En Côte d’Ivoire, Charles Blé Goudé reste néanmoins sous le coup d’un mandat d’arrêt suite à sa condamnation à 20 ans de prison, fin 2019, pour « actes de torture, homicides volontaires et viol. » « Charles Blé Goudé ne serait pas le seul à être condamné à vingt ans en Côte d’Ivoire. Et d’autres sont libres de leurs mouvements. La même approche pourrait bénéficier à Charles Blé Goudé » pense Me Claver N’dry dans une allusion voilée à Laurent Gbagbo rentré au pays il y a presque un an. Quant à savoir s’il va se revêtir ses accents politiques, l’idole des jeunes ivoiriens et africains ne cache pas ses intentions concernant la consultation populaire de 2025, à la magistrature suprême.« Pour réclamer l’aile du poulet, il faut être là où on le découpe », confiait-il récemment au média en ligne Brut. Voilà qui est dit, certes avec des paraboles, et bien compris.

La Rédaction de newsafrica24.fr

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