Vendredi 20 mars 2026, à la faveur de la 5è édition du Salon du livre africain de Paris (Slap), Dr Roger Mbassa Ndinè, Maire de la ville de Douala, et Erick Monjour, président du Salp, ont paraphé au Centre national du livre, dans le 7è arrondissement de la capitale française, le document.
C’est un des nombreux temps forts de cette 5è édition du Salon du Livre africain de Paris (SLAP), les 21 et 22 mars derniers. Dès le vendredi 20 mars 2026, à 13h00, dans le contexte de « la Journée professionnelle », non ouverte au public, la signature de la convention de partenariat entre le Salon du livre de Douala (SALIDO) et le Salon du Livre africain de Paris (SLAP) par le Maire de la ville de Douala Dr Roger Mbassa Ndinè, qui a fait le déplacement à Paris, en compagnie notamment du directeur de la Culture de la ville de Douala, Roger Kinguè Edjenguèlè, avec le Président du Salon du Livre Africain de Paris, Mr Erick Monjour.
« Appui multiformes »
« Pour le Salon du livre de Douala, je crois que l’intérêt est évident. Nous sommes un salon naissant, organisé tous les deux ans. Nous entamons notre troisième édition. Et vu l’intérêt que le salon a suscité auprès des auteurs, éditeurs et autres acteurs de la filière du livre, il a semblé souhaitable de donner au Salido une plus grande visibilité. Et avoir un partenaire comme le Salon du livre africain de Paris qui est un salon déjà bien installé, nous permet d’abord d’apprendre les bonnes pratiques, et puis de donner de la visibilité au Salon du livre de Douala à travers cette convention qui permet de bénéficier, de la part du salon du livre africain de Paris d’un appui multiforme, notamment de faire en sorte que des auteurs habitués à venir au SLAP, puissent participer également au Salido. Voilà en peu de mots, ce que je peux dire. Ça permet donc de placer Douala, véritablement comme une ville de culture. C’est notre ambition ».
Roger Mbassa Ndinè, Maire de la ville de Douala, a fait personnellement le déplacement pour honorer de sa présence ce moment important, en compagnie notamment du Directeur de la Culture de la cité portuaire, poumon économique du triangle national camerounais, Roger Kinguè Edjenguèlè.
« 1ère Convention entre le Slap et une ville d’Afrique centrale »
Un moment véritablement historique pour le Salon du livre africain de Paris qui, nonobstant une expertise avérée en matière d’organisation et sa popularité, avait jusque-là, signé des conventions partenariales uniquement avec des villes ouest-africaines, à l’instar de Conakry ou Abidjan.
Le partenariat matérialisé avec le Salon du livre de Douala a donc une saveur particulière, eu égard notamment au contexte de la 5è édition du Salon du livre africain de Paris (SLAP). « Le Salon du livre de Douala est un jeune salon, un salon de livre récent, comme vient de la souligner M. Le maire de la ville de Douala, et qui a un fort potentiel de croissance, compte tenu de la notoriété de Douala, de la population de la ville de Douala, sa jeunesse aussi, puisque nous en parlions, environ 80% de la population de Douala a moins de 25 ans. Notre ambition c’est d’aborder au Salon du livre de Douala tout le réseau qu’on puisse mettre à disposition pour que le Salido devienne un salon central en Afrique centrale. Nous avons des partenariats avec des pays d’Afrique de l’Ouest. C’est le premier partenariat que nous signons avec un pays d’Afrique centrale. L’Afrique centrale c’est l’un des grands berceaux de la littérature africaine. Il est normal que le Salon du livre de Douala devienne un salon important à l’avenir. Aujourd’hui, il est encore au départ d’un longue carrière, car il est organisé aujourd’hui tous les deux ans, il est probable que dans les deux, trois ou quatre ans à venir, il soit organisé chaque année. Car on se rend compte, en réalité, qu’un Salon du livre devrait être organisé chaque année ».
Les quatre axes de partenariat
De manière concrète, la convention paraphée vendredi 20 mars 2026, dans les salons du Centre national du livre, rue Verneuil, dans le 7ème arrondissement de la capitale hexagonale, vise quatre axes de partenariat. Il s’agit d’abord de « Booster la notoriété et l’attractivité des deux salons, le SLAP et le SALIDO, à l’international pour en favoriser le rayonnement. Ensuite, « Fluidifier les partages culturels et intellectuels entre nos deux espaces », pour encourager l’échange. Puis « Garantir une participation mutuelle et durable à chaque édition » afin d’en pérenniser l’organisation. Enfin, « Créer des plateformes de diffusion majeures pour nos auteurs et professionnels du livre », en matière d’opportunités.
Voilà pour les ambitions affichées. Reste maintenant, comme le maçon au pied du mur, à voir la mise en œuvre du texte pour en évaluer concrètement les retombées pour les deux entités. On pourra alors dire si la promesse des fleurs a été tenue.
Par Jean-Célestin Edjangué à Paris

