Le génie créatif des entrepreneurs du berceau de l’humanité sera au cœur des échanges lors de la 2ᵉ édition du Salon des produits et services inspirés de l’Afrique et de l’Outre-mer(PSAO), les 1 et 2 juillet prochains à Douala, au Cameroun.

L’année 2020 avait été paradoxale. Non pas tellement à cause de la crise sanitaire du coronavirus qui a eu des effets néfastes à bien des égards sur les jeunes pousses africaines. Mais surtout, parce que le montant total des investissements dans les start-up africaines avait enregistré une baisse drastique au moment où le nombre des tours de tables connaissait une volée spectaculaire. L’année 2021 avait alors représenté une sorte de clarification de la situation, à en croire les chiffres enregistrés : 5, 2 milliards dollars de levées de fonds par 640 start up avec 681 tours de table. Sept start up africaines dominaient la tech mondiale en matière d’innovation dans des secteurs de pointe : 54Gene, dont le patron nigérian, Abasi Ene-Obong, n’avait que 35 ans et qui était déjà classé par Jeune Afrique à la 33e place du classement des 50 personnalités qui font le numérique sur le continent ; mPharma, créée par Gregory Rockson en 2013 et présente dans huit pays dont le Ghana, Kenya et le Nigeria ; Cambridge industries, qui produit de l’énergie à partir des déchets à Addis-Abeba, en Ethiopie ; FlexFinTx, qui permet de certifier des transactions de façon décentralisée tout créant un registre de documents d’identité accessible sans connexion pour les foyers qui n’en disposent pas ; Kuda une banque en ligne nigériane fondée en 2016 par Babs Ogundeyi et Mustapha Musty, dispose d’un solide service client avec frais peu de transactions en carte bancaire ; Technologie, Moringa Scholl et Sokowatch, à Nairobi au Kenya, s’intéresse pour l’une à la formation des codeurs et spécialisation des données pendant que l’autre s’est spécialisée dans l’approvisionnement des commerces informels.

« 3 fois plus de montants investis qu’en 2020 »

Ces jeunes poussent avaient été sélectionnées en juin de l’année dernière par le World Economic Forum(WEF), à Genève en Suisse, parmi les 100 startups modèles sur le plan technologique. Une embellie qui s’est même transformée en véritable jackpot pour la tech en Afrique, en ces premiers mois de 2022. Dans une publication de jeuneafrique.com du 5 mars 2022, l’hebdomadaire panafricain consacre une analyse sur la bonne santé des jeunes pousses africaines et leur attractivité à l’internationale.

« Avec 130 opérations de financement, l’année 2022 est en voie de battre tous les records pour la tech en Afrique. Les montants injectés en capital-risque dans les start-up du continent ont dépassé la barre symbolique du milliard de dollars en sept semaines », indique le journal en ligne, précisant : « Ce record de précocité est l’équivalent de cinq mois de levées de fonds en 2021, de plus de huit mois en 2020 et presque toute l’année 2019, selon les calculs de la plateforme tech Africa The big Deal ».

Partech Africa confirme le boom des jeunes pousses africaines et leur intérêt auprès des investisseurs étrangers. « Les activités de l’écosystème de la tech africaine ont doublé et les montants investis ont triplé par rapport à 2020. Le continent connaît la croissance la plus rapide au monde et a attiré deux fois plus de chasseurs d’opportunités avec 891 investisseurs ayant fait preuve de plus d’engagements sur le marché ».

Autant de raisons qui justifient la mise en exergue des jeunes pousses africaines lors du Salon des produits et services inspirés de l’Afrique et de l’Outre-mer(PSAO), les 1 et 2 juillet 2022, à Douala, sur les berges du fleuve Wouri, au Cameroun.

Par Jean-Célestin Edjangué

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