Elle a officiellement ouvert ses portes le 16 octobre 2026, à l’Académie du Royaume du Maroc, sous la houlette du Secrétaire perpétuel de l’institution, M. Abdeljalil Lahjomri, en présence de nombreuses personnalités du monde du livre et de la culture dont trois Prix Nobel et Sa Majesté Tchanga Manga VI, qui représentait les Ekang-Béti à cette cérémonie.
Un mois d’octobre exceptionnel à l’Académie du Royaume du Maroc, à Rabat, avec en prime, trois évènements d’envergure, du 14 au 16 octobre 2026.
« Les humanités médicales », colloque international proposé par la Chaire dirigée par Pr Najia Hajajj Hassouni ; « Correspondances méditerranéennes – Le sentiment de l’histoire », sous la direction de JN Schifano, avec un hommage à Mahmoud Darwich, ; puis célébration du 40e anniversaire de la remise du Nobel de littérature à Wole Soyinka, marquée par le lancement des activités de la Maison des Mondes du Livre à Rabat.
Ce dernier point fort a vu la projection des 54 livres issus des 54 pays africains, représentant la bibliothèque de référence africaine et présentée par le Secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume du Maroc, M. Abdeljalil Lahjomri, en présence de trois Prix Nobel : Wole Soyinka, JMG Le Clézio et Michel Boko (Prix Nobel de la Paix en 2007 avec Al Gore et le GIEC, ainsi que de nombreuses personnalités marocaines et internationales du monde des arts et des lettres.
« Un espace de création et de transmission »
Lors de sa communication, à l’ouverture de la cérémonie d’inauguration des travaux de la Maison des Mondes du livre, Abdeljalil Lahjomri, Secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume du Maroc, a indiqué que la Maison des Mondes du Livre est un projet destiné à devenir une bibliothèque de référence pour les générations présentes et futures, insistant sur le fait que cet espace va offrir « un lieu de rencontre entre les œuvres, les auteurs et les lecteurs, où les livres ouvrent des fenêtres sur la diversité des cultures et des expériences humaines ». Il a aussitôt précisé que « la Maison des Mondes du Livre entend se positionner comme un véritable espace de création, de transmission, de traduction, de recherche et de dialogue ». Dans cette optique, le projet intègre notamment l’organisation de résidences d’écrivains et de chercheurs, de rencontres littéraires, de colloques, de lectures publiques et de conversations autour des œuvres et des idées. Derrière tout cela, il y a l’ambition de favoriser la circulation des savoirs, des livres, mais aussi des échanges entre auteurs marocains et étrangers, dans un environnement idéal pour la création et forcément propice à la réflexion.
La Maison des Mondes du Livre compte aussi agir pour encourager le développement de la traduction littéraire et contribuer à mieux faire connaître les différentes traductions culturelles.
« Le dévoilement de 54 livres »
Le dévoilement de 54 livres, symbolisant l’extrême diversité des voix, genres et univers littéraires représentés dans le projet, le livre participant à la fois à la transmission, la conservation du patrimoine historique et la découverte d’autres réalités sociales et culturelles.
Cette cérémonie d’ouverture officielle des activités de la Maison des Mondes du Livre aura aussi été l’occasion de voir à quel point il est crucial de créer, en Afrique, des espaces de telle facture pour permettre aux écrivains africains de se rencontrer tout en étant ouvert à la diffusion de la littérature mondiale.
Implantée à Rabat, carrefour historique des civilisations, elle rayonnera à l’international, en accueillant écrivains, artistes et chercheurs, en favorisant les échanges multilingues et interdisciplinaires. Dans cette perspective, elle s’inscrit dans la lignée des grandes résidences de renom, tout en proposant un modèle élargi intégrant création, traduction, édition, publication, consécration et diffusion des œuvres auprès du public à l’échelle nationale et mondiale. Cette Maison des Mondes du livre entend faire émerger un espace incontournable où les cultures ne se juxtaposent plus, mais se rencontrent, se traduisent et s’enrichissent mutuellement. Porté par la Fondation de l’Académie pour la culture et la coopération internationale, ce projet affirme la vocation de Rabat comme plateforme internationale des savoirs et des imaginaires en mouvement. Depuis Rabat, l’Afrique contribue à écrire les récits du monde.
Ce n’est sûrement pas pour déplaire à Wole Soyinka, Jean Marie Gustave Le Clézio, tous deux Prix Nobel de littérature, Michel Boko, Nobel de la Paix, David Diop, lauréat du Brooker Prize international, et l’ensemble des participants présents à ces trois journées mémorables à l’Académie du Royaume du Maroc, entre le 14 et le 16 octobre 2026.
Par Jean-Célestin Edjangué

