Le chef de l’État du Sénégal et président en exercice de l’Union africaine (UA) a réitéré ce mardi, 20 septembre, son plaidoyer pour un siège à l’UA, au sein du G20, et une place de l’Afrique au Conseil permanent de l’ONU, lors de son discours à la 77e session de l’institution à New York.

« Il est temps de vaincre les réticences, de déconstruire le narratif qui persiste à confiner l’Afrique à la marge de la scène décisionnaire. Il est temps de faire droit à la juste et légitime revendication africaine sur la réforme du Conseil de sécurité. Dans le même esprit, je rappelle notre demande d’octroi de siège à l’Union africaine au sein du G20 pour que l’Afrique puisse enfin se faire représenter là où se prennent les décisions qui engagent 1, 400 milliards d’habitants ». Macky Sall, président du Sénégal et président de l’Union africaine a réitéré la demande d’une meilleure représentativité de l’Afrique au sein du concert des nations, dans l’entre du pouvoir décisionnel des affaires du monde.

Scandale diplomatico-politique

Une revendication qui ne devrait pas avoir lieu en réalité, si l’on tient compte du poids démographique, historique, culturel et du potentiel économique du berceau de l’humanité. Le continent de 30 millions de km² de superficie représente environ 20% de la population mondiale avec une population dont 66 à 70% des habitants ont moins de 25 ans, laissant entrevoir un dynamisme incontestable. Une jeunesse qui peut, à juste titre, s’offusquer de ce qu’elle ne soit pas écoutée par les dirigeants du monde qui prennent les décisions engageant le quotidien de l’humanité.

La situation de l’Afrique, considérée comme un nain sur le plan des relations internationales puisque absente des instances où les décisions se prennent, est un véritable scandale diplomatico-politique qui explique en grande partie que nombre d’Africains soient favorables à l’avènement d’un nouvel ordre mondial, plus juste en matière de représentativité des différentes régions de la planète.

Vivement les conclusions de cette 77ᵉ session des Nations unies pour savoir de quoi la montagne aura accouché.

Par Jean-Célestin Edjangué

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