Chef d’entreprise et militant associatif français d’origine camerounaise, président du think tank panafricaniste « Le pont de convergence », chroniqueur dans le quotidien camerounais Le Messager, essayiste. De passage à Paris où nous l’avons rencontré, Il a bien voulu se poser quelques minutes pour parler de son dernier livre paru aux éditions Le Schabel, en avril 2026 sous le titre « Ni Messie, Ni Miracle. L’Afrique face à la guerre de quatrième génération ».
D’où est née l’idée de livre et pourquoi ce titre ?
J’ai eu l’idée d’écrire ce livre à la suite d’un article que j’avais commis comme chroniqueur dans le journal Le Messager. Il s’agissait d’une réflexion sur une Afrique nouvelle en reconstruction. J’avais observé que les conflits internationaux avaient évolué. Dans le jargon militaire, on parle aujourd’hui de guerre de quatrième génération, pour évoquer une guerre qui n’utilise plus les outils conventionnels d’il y a quelques années. La guerre est devenue une affaire de technologie, d’information, une question culturelle. Un pays peut attaquer un autre depuis un territoire quelconque sans déplacer les hommes et les femmes qui travaillent dans l’armée. Et l’Afrique en est souvent victime. C’est une guerre de civilisation. Moi je dis que je mène une réflexion pour savoir comment contrer cette guerre de civilisation.
Qu’est- ce que vous attendez particulièrement de cette nouvelle production littéraire ?
C’est effectivement mon second ouvrage, après « Quand tout silence devient coupable », préfacé par Gaston Kelman avec une postface de Jean-François Channon, j’en attend beaucoup. C’est un travail de réflexion sur le Cameroun et l’Afrique, pour poser les problèmes qui minent le fonctionnement de la démocratie et entravent le développement afin de revenir sur nous-mêmes, de prendre les choses en main. Car l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, comme l’avait dit Barack Obama et qui avait mal été accueilli, mais d’institutions solides et des interactions interafricaines fortes.
On imagine que vous êtes déjà sur le prochain projet d’écriture ?
L’aventure de l’écriture est passionnante. C’est un univers que je découvre. Je voudrais bien avoir un troisième projet. Mais je me concentre pour l’instant à mieux faire connaître les idées contenues dans les deux premiers, ce qui est déjà assez difficile. Surtout, il faut avoir l’idée d’un nouveau projet, la faire maturer pour qu’elle devienne comestible. On n’en est pas encore là.
Recueilli par J.-C. Edjangué à Paris

