Journaliste et membre actif du Cercle Belgo-Africain pour la Promotion Humaine (CEBAPH), dont le siège est basé à Bruxelles, la capitale européenne, il parle du bilan des actions menées depuis deux décennies à travers le monde et de celles à venir.

Il y a 22 ans, en mai 2000, des Camerounais et amis du Cameroun, vivant en Belgique, créaient la Ligue Belgo-Africaine pour la promotion Humaine (Liberal) devenue Cercle Belgo-Africain pour la Promotion Humaine (CEBAPH). Quels sont les objectifs de cette organisation et quel bilan peut-on en dresser aujourd’hui ?

Acteur de référence dans le domaine des droits humains, l’association sans but lucratif et dénommée anciennement : Ligue Belgo-africaine pour le Rétablissement en Afrique des Libertés fondamentales, en abrégé LIBERAL, devenue depuis le mois de mai 2006, CEBAPH (Cercle Belgo-Africain pour la Promotion Humaine)   fut créée le 04 05 2000 par : M. Tchangue Marcel, Dr Kamdem Jules Bosco, M. Mbiakop Auscal. Cette organisation qui mène un combat de tous les instants depuis lors pour soulager la souffrance des Hommes, a pour principaux objectifs de dénoncer toute forme d’oppression et de répression dans le but de promouvoir le développement du continent africain et l’instauration de l’État de droit ainsi que la protection des droits fondamentaux du citoyen, de soutenir toute personne dont les libertés sont restreintes, de promouvoir la paix conformément à la charte de l’organisation de l’unité africaine et des Nations Unies. En 22 ans d’intenses mobilisations, notre bilan affiche positif à son compteur.

Comment la CEBAPH entrevoit les 20 prochaines années, en matière d’activités, d’actions concrètes en faveur des droits humains auprès des diasporas africaines et en Afrique ?

L’asbl CEBAPH, contrairement aux autres organisations que nous connaissons et avons souvent approchées,  mise beaucoup sur la formation de ses membres. Nos membres reçoivent des cours de formation en  politique, droits de l’Homme, grands enjeux de l’heure, etc. Nous comptons, dans les 20 années qui viennent, renforcer ces formations et aussi multiplier des antennes dans d’autres pays africains voir européens. L’antenne du Cameroun existe depuis 2004. Idem pour la RD Congo dont le responsable (Pr Fidèle Mpasi) n’est plus de ce monde, parti rejoindre ses ancêtres en novembre 2015. Nous avons une kyrielle de projets dans nos frigos et comptons les réaliser car, les libertés fondamentales sont de recul en Afrique et plus particulièrement au Cameroun.

En quoi peut-on dire que des organisations de promotion des droits humains, à l’instar du CEBAPH, ont toute leur partition à jouer en dépit des violations incessantes des droits élémentaires des citoyens africains dans le monde ?

Il est nécessaire de préciser que chaque organisation qui défend les valeurs humaines doit être capable de relever plusieurs défis comme ceux de la fragmentation de l’espace, de l’histoire et du savoir, de la refondation de l’État postcolonial, de la promotion de la démocratie et des droits humains, et de la mise en place de nouvelles conditions de paix et de liberté, gage d’un développement durable. C’est sur la manière d’affronter ces différents défis que chacune d’elle jouera sa partition, Et, c’est ce que nous portons depuis 22 ans.

Recueilli par Jean-Célestin Edjangué

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