Cette jeune camerounaise, étudiante en psychologie à l’université Concordia de Montréal, au Canada, est aussi artiste-peintre. Nous l’avons rencontrée à Paris où elle passe ses vacances.

« Je suis étudiante en psychologie à l’Université Concordia, à Montréal, au Canada. Et à côté de ça, je suis artiste-peintre. Depuis cinq ans maintenant, je dessine régulièrement. Mais je dessine depuis toute petite ». C’est ainsi qu’elle se présente quand je lui demande naïvement qui elle est. Du haut de ses 23 ans, derrière son visage clair, les yeux vifs et des cheveux tirés, elle respire la joie de vivre des jeunes de son âge. Princesse Makam, est complètement dans l’air du temps de ses conscrits, elle est ouverte au reste du monde, via le numérique, certes, mais également par le biais de l’art. Une appétence qu’elle a développée depuis sa tendre enfance jusqu’à devenir incontournable au quotidien. « La passion pour la peinture m’est venue dès que j’ai commencé à tenir un stylo, un crayon… », confie-t-elle, expliquant : « Récemment, j’ai commencé à me concentrer plus sur la réalisation des portraits des membres de la famille et mon entourage. Des gens me commandaient de plus en plus les portraits. Puis j’ai plutôt personnalisé tant avec le figuratif et de l’abstrait, des idées qui me viennent, de ce qui me passionne ».

« Passer des messages »

Mais la psychologie n’est jamais très loin. Elle est même un leitmotiv pour véhiculer des messages via la peinture. « Je me sers de la psychologie pour la mener de ce que je pense du monde. J’essaie de passer un message positif, amener les gens à s’identifier à l’histoire que j’ai envie de raconter à travers mes toiles. Par exemple, j’ai une toile qui s’appelle « Pas de nom, mais une histoire. C’est un portrait, en fait, un visage qu’on pourrait croire qu’il est atrophié, on ne voit qu’un œil. L’autre partie du visage est gribouillée. Pour moi, je voulais montrer que nous pouvons avoir une vision positive de notre vie pendant que les autres ne voient que nos blessures », analyse encore la jeune fille. Un va-et-vient qui rythme le mouvement de la vie, tel un balancier, soumis au regard des autres. « Ce double regard, la manière dont on voit le monde déterminera la manière de l’aborder », affirme Princesse, qui semble comme un poisson dans l’eau, à Montréal, en dépit du contexte sanitaire de la Covid. « C’est vrai que la Covid a accentué le sentiment de solitude du fait des restrictions de mouvements. On ne pouvait pas sortir. Je n’allais même pas à l’université. C’était très difficile. Mais la vie reprend ». Ses projets ? « Je souhaite faire un doctorat en psychologie clinique pour pouvoir exercer comme praticienne. J’ai exposé dans le 18ᵉ arrondissement de Paris, à l’esplanade Nathalie Sarraute ». Son message aux autres jeunes africains et du monde : « Il faut persévérer dans tout ce qu’on veut entreprendre pour réaliser ses rêves ».

J.-C.E. à Paris

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