La rencontre organisée par AfricaPresse et CAPP en partenariat avec AFRIJAPAN le 28 juin à Paris, s’est penchée sur la prochaine Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), qui aura lieu les 27 et 28 août 2022 dans la capitale de la Tunisie.

Créée en 1974, la Japan International cooperation agency (JICA), l’agence japonaise chargée de l’exécution de l’aide au développement, s’intéresse à plusieurs secteurs moteurs de l’économie en Afrique.  Ses investissements concernent prioritairement des secteurs tels que l’éducation, la santé, l’agro-industrie ou encore les infrastructures.  La structure rayonne un peu partout dans le monde à travers 31 pays. En Afrique, son instrument stratégique d’action matérialise son appui via la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) lancée en 1993. Un appui visible par ailleurs au sein des institutions comme la Banque africaine de développement (BAD) où le Japon occupe le rang de deuxième actionnaire étranger et quatrième contributeur pour ce qui concerne le Fonds africain de développement (FAD). Et ce n’est pas pour déplaire à l’institution financière panafricaine : « Au cours des dernières années, le Japon a contribué au total pour près de 4,76 milliards de dollars à ce fonds. C’est aussi le plus grand fournisseur de prêts concessionnels au profit des pays les plus vulnérables du continent », a précisé lors de son intervention, Yacine Fall, Vice-présidente de la Banque africaine de développement.

170 milliards de dollars pour les infrastructures à l’horizon 2025

L’Afrique est la région du monde qui offre aux investisseurs les meilleures garanties, le continent enregistrant une croissance positive depuis plusieurs décennies. Avant la crise sanitaire du Covid 19, le taux de croissance du PIB était en moyenne de 4% environ pour les 54 États du continent, avec des poussées extraordinaires, comme l’Éthiopie qui affichait 8,2% de croissance en 2019 : « L’Afrique est aujourd’hui un continent convoité[…]. Il est depuis plus d’une décennie au centre d’un rapport de forces et d’influences des pays développés et des nouvelles puissances émergentes. L’avenir du monde s’y joue », a indiqué Mohamed Benchâaboun, Ambassadeur du Royaume du Maroc en France. Une situation qui devrait permettre d’attirer des investisseurs et de contribuer activement au développement du continent.

Selon la Banque africaine de développement, les besoins de financement des infrastructures du continent s’élèvent à 170 milliards de dollars d’ici à 2025. Cela appelle davantage les investisseurs à tisser des partenariats public-privé : « Le concept d’aide est aujourd’hui totalement révolu. Les pays africains s’inscrivent dans une logique de financement du développement. Ils empruntent pour financer leur développement », a insisté Yacine Fall, pour qui, il est urgent que les partenaires accélèrent les investissements dans les secteurs porteurs de croissance, particulièrement dans le secteur privé.

La Rédaction de Newsafrica24

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