Promotrice culturelle et entrepreneure d’origine camerounaise vivant en France depuis 40 ans, elle parle de sa participation aux premières journées économiques du Cameroun à Paris et de ses projets à venir.

Vous avez participé à l’ouverture des Journées économiques du Cameroun, à l’Ambassade à Paris, le 05 juillet. Pourquoi ces journées économiques vous intéressent-elles et quelles impressions en avez-vous eues ?

J’ai une attache avec le Cameroun. Et quand on parle de la promotion des investissements avec l’Agence de Promotion des Investissements (API), ça m’interpelle. Je me dis que c’est l’occasion d’enrichir mes connaissances. Ça fait 40 ans que je vis en France. Mais depuis septembre, je fais des va-et-vient. Je dois dire que c’est difficile. Mais je n’ai pas baissé les bras. Je dois beaucoup au Cameroun. Je suis boursière du Cameroun. En retour, j’ai envie de donner au Cameroun un peu de ce qu’il m’a apporté. Toutes ces conférences et rencontres à l’Ambassade du Cameroun, permettent d’enrichir et faire monter en compétences, nous qui sommes larguées. Il faut peut-être une plateforme, un magazine, qui mette en relation la diaspora avec le Cameroun. La diaspora est encore malheureusement trop stigmatisée, alors qu’elle représente énormément d’atouts pour les pays d’origine. J’ai eu beaucoup d’informations qui me permettent d’aller au Cameroun avec plus de confiance et d’assurance.

L’entrepreneure que vous êtes, du côté de Rouen, en Seine-Maritime, a certainement beaucoup de projets en chantier. Voulez-vous nous en dire quelques mots ?

Je suis ingénieure sociale, journaliste, productrice audiovisuelle, je veux créer une structure au Cameroun. Je veux également créer un Cabinet-conseil psychosocial et la formation des personnels Auxiliaires de vie, de l’enfance aux personnes âgées. Il y a un fort besoin au Cameroun, notamment en matière d’accompagnement des séniors. Ces derniers ont souvent des maladies neuro-génératives. Côté adulte, les problèmes de conflit dans le couple, et pour l’enfance, accompagner les professionnels pour former les nounous, en partenariat avec le ministère de la Formation professionnelle. Tout cela, avec un accent particulier sur les 17 objectifs des ODD, en partenariat avec les Collectivités territoriales.

Comment entrevoyez-vous l’avenir de la coopération entre le Cameroun et sa diaspora, notamment de France ?

Je travaille avec la coopération décentralisée pour tout ce qui concerne les forages. Je vais présenter le prochain projet du Praosim avec le partenariat de l’AFD et le FORIM, qui vise à former un groupe de femmes de New-Bell, à Douala, et Melen ou Madagascar à Yaoundé, à créer un restaurant. En janvier 2023, on sera au démarrage. L’idée, c’est de les aider à sortir de l’informel pour entrer dans le formel, mais aussi de devenir autonomes financièrement.

Recueilli à Paris par J.-C. Edjangué

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