L’avocat international, président du Rassemblement pour une initiative de développement pour une jeunesse avertie(Ridja), vient de publier une déclaration dans ce sens, devenue virale dans les réseaux sociaux.

Dans une déclaration solennelle sur « La corruption, les détournements des deniers publics » qui tourne en boucle sur la toile, l’avocat international et président du Ridja (rassemblement pour une initiative de développement pour une jeunesse avertie), rappelle le moteur de son engagement politique qui « repose sur la lutte contre la corruption et le détournement de deniers publics ».

« Un combat de longue haleine »

Le président du Ridja se souvient que la première déclaration du président Ikililou à l’Assemblée générale de l’ONU portait sur ce sujet. « C’est pour cette raison que j’avais tenu à lui rendre visite. C’est la seule visite que j’avais rendue à Ikililou, c’était pour le remercier. C’est aussi pour cette raison que le Ridja avait organisé un méga concert à la Place Hajaro pour demander que la lutte contre la corruption et le détournement des deniers public soit une grande cause nationale », indique-t-il avant de poursuivre : « Je fais cette déclaration pour apporter mon soutien à un jeune comorien originaire d’Iconi, à 5 kilomètres de Moroni, et qui s’appelle Daroueche Kassim. Il a fait une déclaration pour mener la lutte contre la corruption. Il a demandé innocemment comment se fait-il que la Commission anti-corruption qui a été mise en place par Ikililou a été abrogé par Azali ? Une loi abrogée pat un décret d’Azali Assoumani. C’est pour cette raison que toutes les sociétés d’État sont en faillite au profit d’Azali et ses proches. C’est pourquoi les Comoriens veulent savoir où sont partis les fonds d’aide aux victimes de la Covid ? Où sont partis les fonds et dons des amis des Comores ? Où sont partis les fonds d’aide aux familles victimes du cyclone ? Où sont les fonds de la Banque mondiale et des autres institutions ? », s’interroge-t-il avant de conclure : « Les jeunes qui luttent contre la corruption et le détournement des deniers publics, auront notre soutien. Il s’agit d’un combat national qui mérite d’être salué. Ces jeunes, qui reprennent un combat que nous avons initié, qu’ils se regroupent, ils auront notre accompagnement et soutien total. »

« Lettres à la Banque mondiale et au FMI »

Dans un courrier adressé, le 20 juin, à « Monsieur le Directeur Général » de la Banque mondiale, « l’initiative citoyenne de lutte contre Les détournements des derniers publics et la corruption Aux Comores », explique les raisons de son action : « Nous sommes un groupe de jeunes comoriens inquiets et qui reprouvent l’ampleur de la montée des détournements des derniers publics et de la corruption aux Comores ces dernières années.  Suite à ce constat et c’est dans un contexte d’impunité de ces crimes que nous avons décidé de créer une Association dite Initiative Citoyenne de lutte contre les détournements des deniers publics et la corruption Aux Comores », indiquent les jeunes insistant : « Et comme les autorités comoriennes n’ont pas la volonté d’agir pour éradiquer ce fléau, notre association, dirigée par des citoyens comoriens libres et patriotes, estime de son devoir de s’engager pour mettre fin aux conséquences sociales et économiques provoquées par la corruption et les détournements des deniers publics en exigeant le rétablissement de la Commission Nationale Anti-Corruption ». Le courrier souligne : « Nous sommes persuadés que notre combat pour déraciner la corruption et les détournements des deniers publics et faire triompher la transparence, la confiance et la justice sera très long, voire périlleux, étant donné que les personnes impliquées dans ces faits sont encore dans la gestion des affaires de l’État comorien. Mais nous pensons pouvoir mobiliser la jeunesse comorienne, première victime de ces crimes, pour changer les mentalités et arriver à bout de ce fléau et s’il le faut, nous demanderons aux comoriens de passer de la tolérance coupable à la colère et au refus ». Le courrier note par ailleurs : « C’est pourquoi, nous estimons prioritaire le rétablissement immédiat de la Commission Nationale Anti-Corruption, instaurée par une Loi, abrogée par un décret du Président Azali Assoumani juste après son arrivée au pouvoir, malgré la décision de la Cour Constitutionnelle qui avait condamné cette abrogation arbitraire et non conforme à la constitution. Nous entendons saisir, demander assistance et soutien à toutes les instances internationales habilités à lutter contre la criminalité commerciale et financière internationale pour éradiquer la prolifération et l’ampleur de la corruption et les détournements des derniers publics en Union des Comores et les investissements frauduleux à l’étranger avec des fonds détournées et mal acquis ». Et de conclure « Dans l’attente, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur Général, l’expression de mes sentiments de respect et de considération ». 

Par Jean-Célestin Edjangué

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