Après avoir placé neuf représentants sur dix en 16èmes de finale, le berceau de l’humanité espère aller le plus loin possible dans cette 23è édition planétaire du sport roi.

« Le meilleur est encore à venir ». Les propos de Gianni Intanfino, président de la Fédération internationale de football association (FIFA), en 2023, faisant allusion au souhait que la Confédération africaine de football (CAF) soit mieux représentée en phase finale, n’ont jamais autant résonné avec force, à l’issue des matchs de poules de la Coupe du Monde de football 2026. Et pour cause ! Le continent africain a réussi à qualifier pour les 16èmes de finale du mondial, 9 des 10 reptrésentants à cette compétition. Seule la Tunisie était éliminée au 1er tour.

Les vertus du format élargi

Et s’il est incontestable, sur la base du spectacle que les différents acteurs ont montré jusqu’à présent, que les sélections africaines peuvent désorlmais faire jeu égal voire dominer des équipes à la rénommée mondiale bien assise, comme en atteste la qualification du Maroc face aux Pays-Bas lors des 16èmes de finale, force est de constater qu’aucune équipe africaine n’a terminé en tête de son groupe au premier tour. Cinq équipe, à savoir, l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, l’Egypte, le Maroc et le Cap-Vert, ont terminé à la deuxième place. Les quatre autres représentants africains ont validé leur accès au second tour grâce à la nouveauté du format élargi permettant de figurer parmi les meilleurs troisièmes. Ainsi en est-il du Ghana, Sénégal, l’Algérie et la RD Congo). Un format qui rendu possible une plus grande représentativité du berceau de l’humanité, bien au-delà des cinq tickets accordés jusqu’en 2022 à la Confédération africaine de football (CAF). Un format qui pose déjà des interrogations, et pas seulment en Afrique. « 48 participants, 104 rencontres de football, en un mois. Les organismes risquent d’être mis à rude épreuve, ce qui pourrait fatiguer un peu plus les acteurs avant la reprise des championnats respectifs », explique un médecin du sport à Paris.

« L’expérience de l’apprentissage »

La loi du nombre et les progrès continuellement enregistrés par les équipes africaines, dont les joueurs évoluent majoritairement dans les grands championnats occidentaux de football, avec des les meilleures infrastructures et des techniciens de qualité, devraient permettre à l’Afrique de gagner un jour la plus grande compétition du ballon rond à l’échelle de la planète. Le Cameroun, en 1990, a été le premier pays d’Afrique à jouer un quart de finale du mondial de football, imité par le Sénégal en 2002 et le Ghana en 2010. Il a fallu attendre 2022, au Qatar, pour que le Maroc joue la demi finale. Les déconvenues de la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, la RD Congo ou encore le Sénégal, au deuxième tour du mondial de football 2026, après des prestations dignes, en attestent. Une sélection africaine sur le toit du monde, ce n’est plus qu’une question de temps.

Par Jean-Célestin Edjangué à Paris

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