Président de L’Association mammésienne SELOING-CULTURES 2 DES RIVES, qui organise la première édition du salon du livre et du patrimoine, samedi 17 et dimanche 18 septembre 2022, à la Maison des Loisirs et de la Culture de Saint-Mammès, en Seine-et-Marne(77), il explique la genèse du projet et ses attentes pour les populations locales.

Comment est née l’idée d’organiser un salon de livre et du patrimoine à Saint-Mammès ?

L’idée m’est venue déjà du fait que l’éditeur que je suis en avait déjà organisé en région parisienne, dans plusieurs communes. Par ailleurs, à mon arrivée à Saint-Mammès, en Seine-et-Marne, j’ai trouvé que la ville manquait d’activités culturelles conséquentes. J’ai donc pensé à créer une association dans le but de mettre sur pied un salon de livre et de patrimoine qui permettrait de redynamiser la commune en favorisant le vivre ensemble à partir de la culture en général, et particulièrement du livre et du patrimoine. Saint-Mammès est peu connue alors que la commune regorge de potentialités touristiques et patrimoniales. Ce week-end de rencontres autour du livre et du patrimoine vise aussi à promouvoir les richesses touristiques locales.

Qui dit salon du livre dit inévitablement rendez-vous entre écrivains, éditeurs et le public. Combien d’auteurs et d’éditeurs sont invités à cette première édition ?

J’ai une trentaine d’auteurs venus de partout, y compris des diasporas africaines d’Europe et une douzaine d’éditeurs invités. Pour un premier rendez-vous, ce n’est pas mal, je pense. Nous avons des écrivains qui viennent d’un peu partout en Europe, même s’il s’agit essentiellement des auteurs africains membres des diasporas. L’idée, à partir de cette première édition, c’est de monter année après année en puissance, en termes de qualité des animations proposées et de programmation.

Vos attentes en tant qu’élu du conseil municipal et promoteur de ce salon ?

Mes attentes sont simples : permettre aux habitants de Saint-Mammès, aux Français et Européens de découvrir les auteurs africains. Leur montrer que les africains ne sont pas seulement les gens qui aiment faire la fête, de bons danseurs et sportifs. Ce sont aussi des intellectuels, des écrivains, des poètes, des femmes et hommes du livre. Je veux aussi permettre aux mammésiens dont la ville a une histoire millénaire, de regarder autrement leur commune, qui a un potentiel touristique peu exploité. Aujourd’hui, la culture ne semble pas être au centre des préoccupations de la majorité municipale. C’est bien dommage !

Recueilli par Jean-Célestin Edjangué

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