Dans la capitale hexagonale, plusieurs manifestations sont organisées du 30 juillet jusqu’au 1er août 2026, notamment à la Maison de l’Afrique, pour honorer le rôle et l’émancipation des femmes diasporiques du continent.
Les femmes africaines, particulièrement de la diaspora, sont à l’honneur à Paris et sa région. Maison de l’Afrique, rue Galilée dans le 16è arrondissement, accueille jusqu’au 1er août une rencontre qui leur est dédiée. Un forum international aura lieu dans ce sens à St-Denis, le 1er août, dont la présidente d’honneur est Mme Paulette Correa.
Instituée le 31 juillet pour honorer le rôle historique des femmes africaines, promouvoir leur émancipation et lutter pour leurs droits, la Journée internationale de la femme africaine (JIFA) et afro-descendante est le résultat d’un long combat. Le 31 juillet 1962, des femmes originaires de tout le continent se réunissent, sous la houlette des noms comme celui de la malienne Aoua Keïta, pour créer la première organisation dédiée aux femmes : l’Organisation Panafricaine des Femmes (OPF).
« Emancipation, droits humains, développement »
Il faut attendre douze ans plus tard, le 31 juillet 1974, à Dakar, lors du congrès de l’OPF, pour que le date du 31 juillet soit officiellement actée pour célébrer la journée de la femme africaine.
Les objectifs de la célébration de cette journée sont triples : il s’agit d’abord d’unir les forces des femmes au-delà des différences de langues et de cultures pour améliorer leurs conditions de vie ; ensuite, faire respecter leurs droits en rappelant notamment l’urgence d’éliminer les violences faites aux femmes, les mariages précoces ou forcés, ainsi toutes formes de discriminations persistantes ; enfin, il est question de mettre en valeur la place centrale des femmes dans l’économie, la société et les prises de décision en Afrique.
J.-C.É. à Paris

