Pour l’artiste peintre, Sampef, alias « Le Peintre de Cayenne », cette production exécutée en 2021, à Cayenne, « est une œuvre majeure du courant artistique Tembaka », à la fois de par l’esprit de l’œuvre, son témoignage historique et spirituel, sans oublier l’engagement du Collectionneur.

« Symbole universel de vertu, Le Justicier Noble s’impose comme un plaidoyer chromatique pour l’harmonie des peuples. À travers le prisme du Tembaka, courant artistique fondé par l’artiste, Sampef scelle l’alliance indissociable entre le droit et la concorde », indique l’auteur dans la note explicative accompagnant le tableau. Il ajoute : « Sur le front du Justicier, la Croix de paix et Justice rappelle qu’aucun équilibre social ne saurait s’épanouir sans l’équité. En son cœur, l’Entrelac Sacré tisse le lien mystique de l’unité, rappelant que la force d’un peuple réside dans sa cohésion ».

« Témoignage historique et spirituel »

Cette œuvre témoigne surtout de l’histoire et de la spiritualité, « dépasse le cadre de la toile pour devenir un fragment d’histoire. Le 16 avril 2026, elle fut l’âme silencieuse de la messe « Justice et Paix célébrée par le Pape Léon XIV en la cathédrale Saint-Joseph de Bamenda, dans le Nord-Ouest du pays », souligne encore l’artiste, expliquant : « Au centre d’une région meurtrie par les épreuves de la guerre, l’œuvre a résonné avec l’appel vibrant du Saint Père à une réconciliation immédiate.  Aujourd’hui et non demain, maintenant et non plus tard ». De fait, insiste Sampef, « Le Justicier Noble n’est plus seulement une peinture ; c’est le porte-étendard d’un Cameroun unifié et le gardien d’une espérance nouvelle ».

« Point de Paix sans Justice, point d’Avenir sans Unité »

L’œuvre sera mise aux enchères, le 12 juin 2026, à l’hôtel Hilton, à Yaoundé, lors du traditionnel gala de l’ordre de Malte, pour soutenir les enfants malades. « Acquérir cette pièce, c’est s’approprier un monument du courant Tembaka, mais c’est surtout soutenir un message de fraternité qui a ému le monde. Par votre générosité, vous perpétuez cet héritage laissé par le souverain pontife et porté par le pinceau magistral du Peintre de Cayenne », conclut l’artiste.

Par J.-C. É. à Douala

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