Ancien joueur du Caïman Akwa Club et du Sphinx d’Edéa, ce Camerounais d’origine vivant en région parisienne, a bien voulu partager son analyse la Coupe du Monde Fifa 2026 qui se déroule aux Etats-Unis d’Amérique, au Mexique et au Canada, jusqu’au dimanche 19 juillet. Avec en prime, la finale entre l’Espagne et l’Argentine. Passionnant !
Quels sont les enjeux de cette finale pour les deux équipes, l’Espagne et L’Argentine ?
Merci Jean-Célestin Edjangué de me donner la parole pour partager mon analyse de cette Coupe du monde Fifa 2026, qui s’est déroulée aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, et l’épilogue aura lieu dimanche 19 juillet, avec l’affiche finale entre l’Espagne et l’Argentine. Les enjeux de cette finale sont les mêmes pour les deux équipes. Il s’agit d’abord pour l’une et l’autre sélection d’aller accrocher une nouvelle étoile sur le maillot. Pendant que l’Espagne convoitera sa deuxième étoile, l’Argentine en visera sa quatrième et surtout cherchera à remporter ce trophée pour la deuxième fois consécutive. C’est donc une rencontre qui promet vraiment de belles choses, un match qui sera âprement disputé, avec deux équipes par celles qui produisent le jeu le plus séduisant.
En quoi peut-on dire que cette finale est la rencontre rêvée pour clôturer cette 23e Coupe du monde de football Fifa ?
C’est effectivement une finale rêvée. D’abord ce sont les deux meilleures équipes du monde, au classement Fifa, qui s’affrontent. Par ailleurs, ce sont deux sélections de continents différents. L’Espagne, en Europe, et l’Argentine en Amérique du Sud. C’est donc aussi la rivalité entre deux continents à travers ces deux représentants. Chacun voulant montrer que c’est le continent qu’il représente qui est sur le toit du monde du ballon rond. Je dois également ajouter que l’expérience montre que, généralement, quand la Coupe du monde de football est organisée en Amérique latine, c’est une sélection locale qui remporte le trophée. La curiosité sur cette édition veut donc qu’on attende pour vérifier ce constant qui s’est souvent appliqué par le passé.
Quelles sont les cinq images fortes que vous gardez de cette édition co-organisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada, puis votre pronostic pour la finale ?
La première image frappante qui me revient à l’esprit, c’est le remplissage des stades. Que ce soit aux Etats-Unis, au Mexique ou encore au Canada, les stades ont toujours fait le plein à chaque rencontre, nonobstant l’éloignement ou la distance que l’organisation de cette 23è édition pouvait constituer comme obstacle aux yeux des populations et publics venant d’autres continents. La deuxième image c’est la qualification de l’Argentine, qui attendait toujours les derniers instants pour valider soin billet. La troisième image, c’est l’élimination surprise de la France en demi-finale, que beaucoup d’observateurs considéraient comme la meilleure équipe. La quatrième image c’est les quatre meilleures équipes du monde, qui se sont rencontrées en demi-finale, ce qui veut dire que la logique a été respectée. La cinquième image, c’est la constance de Leo Messi, qui à 39 ans, il a joué tous les matchs de cette édition, continuant même à être performant, décisif pour l’Argentine.
Quant à mon pronostic, je pense que l’Argentine a une légère avance. Leo Messi et ses coéquipiers jouent avec la grinta, l’Argentine est mieux parée pour remporter le trophée. Cela dit, l’Espagne a également toutes ses chances. D’ailleurs la Roja n’a encaissé qu’un seul but, contrairement à l’Argentine, même si l’Albiceleste marque également beaucoup de buts. Ce sera donc passionnant de voir qui de l’attaque ou de la défense prendra le dessus sur cette finale véritablement rêvée.
Recueilli par J.-C. Edjangué

