Président de l’Institut du droit international africain et de la Bonne gouvernance (IDIA-BG), qui prépare son premier Congrès à Dakar, la capitale du Sénégal, le 4 décembre 2026, acteur de la société civile panafricaine. Il a bien voulu dire ce qu’il pense de la gouvernance au Cameroun du président Paul Biya, rentré de Genève hier jeudi, 20 août, après y avoir passé deux mois.

« Je ne conteste pas un homme en raison de son âge. Je pose une question institutionnelle : après plusieurs décennies de pouvoir, les institutions sont-elles suffisamment fortes pour permettre l’alternance ? Une démocratie ne se mesure pas seulement à l’élection d’un président, mais aussi à la possibilité réelle de le remplacer, de lui permettre de passer la main en toute quiétude ». Répond Me Saïd Larifou, Avocat, acteur de la société civile panafricaine en France, quand je lui demande pourquoi l’absence du Chef de l’état du Cameroun, Paul Biya, a-t-elle fait couler autant d’encre, alimentant des débats bien au-delà des frontières du triangle national, comme si l’on remettait en cause sa légitimité ou sa capacité à continuer à tenir bon le gouvernail du Cameroun. « Ce n’est pas à moi de choisir le président des Camerounais. Je défends un principe, et je suis engagé pour doter à l’Afrique des moyens institutionnels susceptibles d’assurer une alternance politique démocratique et apaisée : aucun dirigeant ne doit devenir indispensable à son État. Les hommes passent, les institutions doivent demeurer ». Et d’insister : « La souveraineté appartient aux Camerounais. Encore faut-il qu’elle puisse s’exprimer dans des conditions garantissant le pluralisme, la liberté du choix et la crédibilité du scrutin ».

Par J.-C.É. à Paris

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