Camerounais d’origine vivant en région parisienne, cet ancien joueur de football du Sphinx d’Édéa, dans la Sanaga Maritime, et du Caïman Akwa Club de Douala, a bien voulu prendre un de son temps pour partager son sentiment sur la Coupe du Monde Fifa 2026 qui se déroule aux Etats-Unis d’Amérique, au Mexique et au Canada, jusqu’au 19 juillet prochain. Avec une attention particulière sur les sélections africaines. Intéressant.

Mathurin Mafoko, merci pour votre disponibilité. Vous êtes ancien footballeur camerounais, ayant évolué notamment au Sphinx d’Édéa et au Caïman Akwa Club de Douala. Comment analysez-vous la Coupe du Monde de football Fifa 2026 aux États-Unis, au Mexique et au Canada, jusqu’au 19 juillet 2026 ?

Merci Jean-Célestin de me donner la parole pour recueillir mon analyse sur la Coupe du Monde Fifa 2026, aux Etats-Unis d’Amérique, au Mexique et au Canada. Une première remarque, du point de vue de l’organisation, concerne le fait que trois pays son co-organisateurs de l’évènement. Il me semble que ce n’est jamais arrivé auparavant. Il y a eu des co-organisations à deux, mais pas à trois. Cette première expérience tripartite est probablement motivée par l’appât du gain en plus de la volonté de maximiser la qualité des infrastructures. Et force est de constater que jusqu’à présent, les stades sont pleins de monde. J’imagine que la Fifa essaiera de de généraliser cette expérience dans les éditons à venir.

Quel regard portez-vous sur les sélections africaines dont dix étaient engagées au départ dans cette compétition ?

L’Afrique avait effectivement dix représentants à l’entame de la compétition. Après le premier tour, je constate que les sélections africaines ont encore beaucoup de chemin à parcourir. Certes, le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Ghana et dans une moindre mesure le Cap Vert, l’Egypte, la Rd Congo, ont montré quelques bonnes prédispositions. Mais que dire de l’Afrique du Sud, l’Algérie ou encore de la Tunisie, cette dernière déjà éliminée de la compétition après deux matchs ?

Je pense sincèrement que les équipes nationales africaines doivent gagner à la fois en expérience, mais également pour certaines d’entre elles, en qualité technique et sur le plan tactique.

A votre avis, une sélection africaine peut-elle arriver en finale voire gagner le trophée de cette Coupe du monde de football 2026 ?

 Compte tenu du constat que nous venons de dresser, je crois que le temps de l’Afrique, celui où une sélection africaine arrivera en finale ou gagnera le trophée mondial du ballon rond, est encore lointain. S’il y a une équipe qui peut s’en rapprocher, c’est probablement le Maroc. C’est la formation qui a montré le plus de certitude dans le jeu, avec la Côte d’Ivoire. Mais, le problème majeur pour l’une et l’autre équipe reste celui de l’expérience.

Recueilli par J.-C. Edjangué

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *