Avocat aux Barreaux de Paris et du Cameroun, enseignant au Conservatoire national des Arts et métiers, homme de loi et passionné des arts, nous l’avons rencontré à l’inauguration officielle de l’exposition « Harmonies. Itinérances des femmes africaines », à l’Orangerie du Jardin du Luxembourg (Sénat français), mercredi dernier, 24 juin 2026.
Me merci pour votre disponibilité. Vous m’expliquiez dans cette salle de l’Orangerie du Jardin du Luxembourg, à Paris 6è arrondissement, être tombé amoureux d’un tableau portrait de femme particulier. Pourquoi ?
C’est effectivement un tableau particulier, qui demande un brin de culture et de temps pour le déchiffrer, c’est une œuvre qu’il faut savoir lire. La femme en portrait porte un collier royal, qui porte en lui tout seul une culture millénaire. Et quand on regarde un tableau comme celui-là, il ne faut pas le regarder seulement comme un amateur de l’art, mais également avec le véhicule culture que cette pièce artistique transporte. Et ça, je dois l’avouer, ça me parle.
Vous qui êtes avocat ici à Paris et à Yaoundé au Cameroun, voulez-vous nous dire exactement ce que vous faites ?
J’aime souvent dire que je suis avocat au Barreau du Cameroun d’abord, puis au Barreaub de Paris et enfin, les deux. Mais je suis davantage ici aujourd’hui comme enseignant au Conservatoire National des Arts et Métiers en France, depuis une quinzaine d’années, ce qui ne nous rajeuni pas. Mais, on fait avec. L’art dans toute sa dimension, que ce soit les arts scripturaux, les arts oraux ou l’art visuel, ça permet de comprendre cette identité qu’on transporte à travers les œuvres. Et Me Sorelle Bègue-Buchert nous donne l’occasion de vivre cela en direct. Et, franchement, c’est un plaisir, un vrai bonheur.
Un bonheur d’autant plus intense pour vous qui cheminer entre ici et là-bas, puisque vous vous rendez au Cameroun dans quelques jours. Voir l’Afrique, aussi bien représentée sur le plan artistique dans cette exposition « Harmonies. Itinérances des femmes africaines », ça doit vous touchez particulièrement ?
C’est un merveilleux voyage. Pour moi qui me rends au continent la semaine prochaine, commencer à le vivre déjà ici c’est un bonheur. Notre prière, c’est que ce genre d’initiative soit énormément encadrée, que davantage des nôtres viennent à l’Orangerie. Ça vaut vraiment le détour.
Recueilli à Paris par J.-C. Edjangué

