Artiste chorégraphe, elle prépare, à Douala, un spectacle d’hommage à la fois original et exceptionnel, pour sa sœur rappelée auprès des Ancêtres le 1er Août 2024. Elle a bien voulu lever, pour nous, un coin de voile sur cet évènement.

Merci, chère Georgette, pour ta disponibilité. Tu prépares actuellement un hommage à Suzanne Kala-Lobè, ta sœur, célèbre journaliste, décédée le 1er août 2024. Peux-tu nous en dire davantage ?

Je trouve que Suzanne est une personnalité exceptionnelle du monde médiatique au Cameroun et en Afrique, une intellectuelle qui a fait avancer le débat politique. Elle mérite amplement cet hommage. Elle a tellement fait pour sa ville, Douala, qu’elle aimait tant, elle s’est investie pour l’information, la valorisation des médias, la promotion du patrimoine culturel, historique et touristique du Cameroun. Lui rendre cet hommage c’est perpétuer son esprit et c’est être reconnaissante de son combat pour la vérité et la justice. Il faut beaucoup de courage pour accomplir tout ce qu’elle a fait. Oui ! C’était une battante ! Forte et fragile mais d’une grande sincérité. Une Belle âme !

Quels sont les objectifs de cet évènement ?

Les objectifs de cette manifestation sont essentiellement le devoir de mémoire et l’invite à la prise de conscience. Il s’agit d’inviter les uns et les autres à l’exigence de la prise de conscience de notre Humanité ! Dire à tout le monde que nous ne devons pas oublier les combats menés par des personnalités nos rêves quoiqu’il arrive !

Que reste-t-il de Suzanne Kala-Lobè, notamment pour les jeunes générations ?

Son œuvre reste et témoigne pour elle. À la jeune génération, Suzanne transmet la rigueur, la liberté, l’honnêteté, la sincérité ! La dignité la connaissance et que la culture est une force pour faire bouger toutes les frontières. Comme elle aimait le dire « n’ai pas peur ! », « N’ai boi peur ! ».

Mené par J.-C. Edjangué à Paris

One thought on “GEORGETTE KALA-LOBE : « RENDRE HOMMAGE A SUZANNE, C’EST PERPETUER SON ESPRIT »”
  1. L’hommage que Georgette prépare pour sa sœur Suzanne est profondément touchant et souligne l’importance de la mémoire collective. Suzanne a effectivement marqué le paysage médiatique camerounais et sa passion pour la vérité résonne encore aujourd’hui. Son engagement envers sa ville, Douala, et son influence sur les jeunes générations sont inspirants. Cela me rappelle à quel point il est crucial de se souvenir des luttes pour la justice et la dignité. En parlant de mémoire et d’héritage, vous pourriez également trouver des ressources sur la valorisation de nos expériences communes sur GWYF Guide.

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