La compétition passionne les camerounais vivant dans l’Hexagone. Ils suivront avec intérêt la finale entre la Roja et l’Albiceleste, à l’instar de l’ancien joueur du Caïman Akwa Club et du Sphinx d’Edéa, Mathurin Mafoko (lire par ailleurs).
Qui de l’Espagne ou l’Argentine remportera la 23è édition de la Coupe du monde Fifa 2026 organisée aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada jusqu’à ce dimanche 19 juillet ? Bien malin qui oserait s ’aventurer à un pronostic sur cette rencontre qui s’annonce autant passionnante qu’indécise. Ce qui est certain, c’est que la compétition intéresse les Africains et donc les Camerounais qui vivent en France. La preuve ?
Avenue de Suffren, dans le 15è arrondissement de Paris, le 13 juillet 2026. La famille est réunie avec des amis, venus vive le feu d’artifice de la fête nationale française, au pied de la Tour Eiffel. La majorité des convives sont arrivés avant 18 heures, pour ne pas rater l’évènement, les consignes de circulation autour de Trocadéro, l’avenue des Champs-Elysées jusqu’au Champs de Mars, étant strictes. À partir de 18 heures, il faudra montrer patte blanche, fournir des pièces justificatives pour accéder dans le secteur.
Dans l’attente de l’heure prévue pour le feu d’artifice, les discussions vont bon train autour des bouteilles d’eau, de jus et du bon vin, sans oublier l’accompagnement. De la viande de mouton et d’agneau, des nems, du poulet avec de l’atiéké, de l’aloco, et bien le dessert.
« Le match s’est déjà joué à Yabassi »
« Vous avez un gros sopalin ? On lui donnera pour essuyer ses larmes. Aujourd’hui, le maillot le plus vendu aux Etats-Unis, c’est le numéro 10 », lance un des membres de la famille à sa sœur, qui défend mordicus ses positions : « Vous allez voir, demain (14 juillet ndlr), l’Espagne va battre la France. Je ne veux pas que demain, quelqu’un m’appelle pour me dire que tu avais raison ». Réponse d’un autre membre de la famille « je crois que c’est toi qui ne va pas m’appeler demain. Tu as vu les défenseurs français ? ». Son grand-frère, qui défend la même thèse enfonce le clou : « Je peux vous dire que le match s’est déjà joué à Yabassi. Le score est connu, je vous le donne : 3-1 pour la France.
L’échange devient de plus en plus passionné, mais sans jamais déborder. « Mes deux équipes, l’Espagne et l’Argentine, sont dans le dernier carré des demi-finales. Vous oubliez que c’est le foot. Ça se joue sur un seul match. Même Yanick Sinner a été battu par le 150è joueur mondial. Alors… », ajoute encore la sœur qui campe, indécrottable, sur son pronostic. Elle corrige : « Le maillot le plus vendu c’est certes le 10, mais celui Messi. ».
Un feu d’artifice magique !
Cette discussion franche, mais cordiale et de bon enfant, s’est terminée au moment où le feu d’artifice prenait place, focalisant toutes les attentions. Et là, tout le monde était d’accord, à l’issue des 20 minutes magiques de ce spectacle qui illumina le ciel parisien de mille et une couleurs, avec des effets spéciaux dingues. De telle sorte que la quinzaine de convives n’a pas hésité à dire « Merci » à la maîtresse des lieux.
Et le lendemain, l’Espagne donnait une des leçons les plus indiscutables de football à la France, en lui infligeant un 2-0 clair, net et précis. Et tous ceux qui soutenaient que la France allait gagner, ont dit « Bravo » à la seule femme qui a défendu l’idée d’une victoire de l’Espagne sur la France, avec des arguments d’autorité.
C’était un moment familial et amical au pied de la tour Eiffel, la veille de la fête nationale française, avec le feu d’artifice, dans le contexte de la 23è édition de la Coupe du monde de football Fifa, qui se termine ce dimanche 19 juillet 2026, avec une affiche de rêve : Espagne-Argentine.
Par Jean-Célestin Edjangué à Paris

