Sa nomination est tombée, ce lundi en milieu d’après-midi, quelques minutes seulement après la démission du gouvernement de Jean Castex.

Il faudra s’y habituer. Après 22 jours d’attente, de spéculations et de pronostics et d’hypothèses aussi farfelues les unes que les autres, le nom du nouveau chef du gouvernement du second mandat d’Emmanuel Macron est connu. Et ce sera, comme le président de la République l’avait souhaité, une femme. C’est Élisabeth Borne, qui occupait le poste de ministre du Travail dans le gouvernement de Jean Castex, démissionnaire.

Une femme loyale et d’expérience

Ingénieur général des Ponts et Chaussées, préfète de la région de Poitou-Charentes(2013-2014), directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Écologie (2014-2015), présidente de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) de 2015 à 2017. Longtemps proche du Parti socialiste, elle rejoint La République en Marche et entre dans le premier gouvernement d’Edouard Philippe, en charge des transports, avant d’occuper de la Transition écologique et solidaire en juillet 2019, en remplacement de François de Rugy, démissionnaire, et en 2020, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion dans le gouvernement Jean Castex. Élisabeth Borne est la deuxième femme Première ministre de l’histoire en France après Édith Cresson, qui avait occupé le poste entre le 15 mai 1991 et le 2 avril 1992. Mme Borne, dont le nom avait été parmi les premiers à circuler, correspondait plus au portrait-robot que le chef de l’État avait donné pour le poste : celle qui a été première femme à devenir préfète en 1991, fibre, sociale, productive, environnementale.

Technicienne et femme de caractère

Technicienne réputée pour sa loyauté, elle est considérée par de nombreux observateurs comme ayant fait le job dans le dernier quinquennat d’Emmanuel Macron. Elle représente l’aile gauche de la Macronie. Ce qui n’est pas rien au moment où un vrai virage social, de ce nouveau quinquennat, est attendu sur fond de nouvelles réformes sociales, notamment sur la question des retraites. Elle aura besoin de sa discrétion, son ardeur, son écoute habituelle et « beaucoup de courage », comme le souhaitait Edith Cresson à l’idée de savoir qu’une femme pourrait être nommée à Matignon, pour faire de sa nomination une réussite dans un pays où, même si majoritairement, l’opinion accepte mieux la présence d’une femme à la tête du gouvernement(74% selon un sondage Ifop dévoilé par le journal du mercredi 27 avril 2022). Mais on le sait, Elisabeth Borne ne manque pas de caractère, ni d’imagination.

J.-C.E.

One thought on “FRANCE : Elisabeth Borne, 2ᵉ femme Première ministre”
  1. […] Il faudra s’y habituer. Après des jours et semaines d’attente, de spéculations, pronostics et d’hypothèses aussi farfelues les unes que les autres, le nom du nouveau chef du gouvernement du second mandat d’Emmanuel Macron est connu. Et ce sera, comme le président de la République l’avait souhaité, une femme. C’est Élisabeth Borne, qui occupait le poste de ministre du Travail dans le gouvernement de Jean …. […]

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